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La trêve entre le Hamas et Israël n'a duré que deux jours

Instaurée mercredi, la trêve entre le Hamas, au pouvoir à Gaza, et l'Etat hébreu est déjà mise à mal par un regain de violence qui a fait plusieurs morts.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Un complexe de sécurité du Hamas, à Gaza, a été détruit par un raid israélien, dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 juin. (MAHMUD HAMS / AFP)

La trêve entre le Hamas, au pouvoir à Gaza, et Israël est menacée. La branche armée du Hamas avait accepté mercredi une trêve négociée par l'Egypte, après trois jours de violences meurtrières dans la bande de Gaza et ses alentours. Mais les violences ont déjà repris, dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 juin.

Après avoir revendiqué le tir de 120 roquettes sur Israël depuis lundi, les Brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, avaient annoncé vouloir tenter de mettre fin à cette nouvelle confrontation armée. Mais des raids israéliens menés ces dernières heures ont changé la donne: "Les frappes aériennes de l'ennemi sioniste sont de nouveaux crimes. Nous ne resterons pas silencieux face au crime", ont menacé les Brigades dans un communiqué.

Israël dément un raid

Un enfant de six ans a été tué dans la matinée lors d'un raid aérien près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes. Son père a été grièvement blessé et un autre civil également touché. L'armée israélienne a démenti avoir mené une opération dans cette zone. Un peu plus tard, un Palestinien de 25 ans a été tué dans une frappe menée par un drone israélien près de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes.

Dans la matinée, un autre raid aérien a blessé deux civils après avoir visé, sans les atteindre, des hommes armés qui venaient de tirer des roquettes contre Israël et circulaient en voiture dans le quartier de Zeitoun, un bastion des groupes armés à l'est de la ville de Gaza, selon des témoins. Trois autres frappes ont touché les environs de Beit Lahiya (nord) et des camps de réfugiés de Nusseirat et Al-Bureij (centre), sans faire de victimes. Dans la matinée, des combattants palestiniens ont tiré une vingtaine de roquettes sur le sud d'Israël, faisant un blessé à Sdérot, une ville proche de la bande de Gaza, selon l'armée et la police israéliennes.

150 roquettes en une semaine

Dans la nuit de vendredi à samedi, l'aviation israélienne avait mené trois raids contre des camps d'entraînement des Brigades Ezzedine al-Qassam et un ancien site de la sécurité du Hamas, faisant une vingtaine de blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas. Depuis le début lundi de ce nouveau round de violences, 14 Palestiniens ont été tués et plusieurs dizaines d'autres blessés par des frappes israéliennes, en majorité des combattants, tandis que plus de 150 roquettes et obus de mortier ont atterri en Israël, blessant cinq Israéliens, dont quatre gardes-frontières.

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