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Le chef du gouvernement intérimaire libyen, Moustafa Abdeljalil, a prononcé lundi soir son premier discours public

Moustafa Abdeljalil a prononcé ce premier discours public devant une foule de 10.000 personnes réunies à Tripoli. Abdeljalil est arrivé à Tripoli samedi, se trouvant dans la capitale libyenne pour la première fois depuis que Mouammar Kadhafi a été contraint de fuir la ville en août.
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Moustafa Abdeljalil lors de son 1er discours à Tripoli le 12 septembre 2011 (AFP. M.Turkia)

Moustafa Abdeljalil a prononcé ce premier discours public devant une foule de 10.000 personnes réunies à Tripoli. Abdeljalil est arrivé à Tripoli samedi, se trouvant dans la capitale libyenne pour la première fois depuis que Mouammar Kadhafi a été contraint de fuir la ville en août.

Le président du Conseil national de transition a appelé les combattants de son mouvement à ne pas se livrer à des représailles contre les partisans de l'ancien régime kadhafiste. Abdeljalil a affirmé que la loi islamique de la charia constituera la principale source d'inspiration du nouveau droit libyen. "Nous devons instaurer un Etat de droit et de prospérité dans lequel la charia est la principale source réglementaire, ce qui exige de nombreuses conditions", a-t-il dit.

Abdeljalil dirigeait le CNT depuis la ville de Benghazi dans l'est de la Libye, berceau de la révolte qui a conduit à la chute de Mouammar Kadhafi au mois d'août.

Des responsables du CNT ont expliqué à Reuters que cette première apparition publique d'Abdeljalil n'avait pas été annoncée afin d'éviter toute tentative de perturbation. Les dirigeants du CNT redoutaient notamment que la capitale libyenne ne soit pas suffisamment sécurisée pour la venue du nouveau dirigeant.

Le CNT a établi un calendrier prévoyant la rédaction d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections dans un délai de 20 mois à partir du moment où la Libye sera déclarée "libérée". Pour l'instant, cette notion de "libération" n'a pas été établie alors que plusieurs régions dans le sud du pays ainsi que trois villes importantes, Bani Walid, Syrte et Sabha, se trouvent toujours sous le contrôle des forces loyales à Kadhafi.

Le régime Kadhafi et les rebelles pro-CNT accusés de crimes de guerre
Amnesty International a accusé mardi le régime de Mouammar Kadhafi de crimes contre l'humanité en Libye mais pointe aussi du doigt les rebelles proches du CNT pour avoir commis des abus qui, dans certains cas, constituent des crimes de guerre.

Dans un communiqué, le CNT a réagi en assurant qu'il était "fermement engagé à faire respecter les droits de l'Homme et l'état de droit, à la fois international et local, les violations des droits n'ayant plus leur place en Libye".

Dans un rapport de 122 pages dressant un constat des exemples de violations par le régime du colonel Kadhafi, l'organisation de défense des droits de l'homme note que le Conseil national de transition ne semble pas disposé à tenir les rebelles responsables des violations des droits de l'homme. Amnesty reconnaît cependant que les crimes de guerre commis par l'opposition ont été à "moindre échelle" que ceux du régime de Kadhafi.

Le rapport d'Amnesty, intitulé "The Battle for Libya: Killings, Disappearances and Torture" ("la Bataille pour la Libye - assassinats, disparitions et tortures"), est le document le plus récent faisant un compte-rendu détaillé des violations en Libye.

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