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Le blogueur saoudien Raif Badawi dit avoir survécu au fouet "par miracle"

L'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" révèle le contenu d'une lettre envoyée par l'opposant depuis sa prison.

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France Télévisions
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Des militants d'Amnesty International manifestent pour la libération de Raif Badawi, le 29 janvier 2015 à Ottawa (Canada). (CHRIS WATTIE / REUTERS)

C'est la première lettre qu'il envoie de sa prison. Dans ce courrier, révélé vendredi 27 mars par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, l'opposant et blogueur saoudien Raif Badawi estime qu'il a survécu "par miracle" aux 50 coups de fouet qui lui ont été administrés au mois de janvier.

Dans cette lettre, le blogueur raconte qu'il a reçu la première série de coups de fouet devant une foule en joie qui criait "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand"). "Toutes ces cruelles souffrances me sont arrivées parce que j'ai exprimé mon opinion", écrit Raif Badawi. Ce texte fait partie d'un livre intitulé 1 000 coups de fouet : pourquoi je dis ce que je pense qui paraît en Allemagne le 1er avril.

Un homme "en mauvaise forme"

Selon son épouse Ensaf Haidar citée par le magazine, le blogueur est en "mauvaise forme". Elle précise que son mari souffre d'hypertension et qu'il est très stressé du point de vue de son moral.

Raif Badawi a été arrêté en 2012 pour diverses infractions et notamment pour insulte à l'islam, cybercriminalité et désobéissance à son père. Il a été condamné l'an dernier à dix ans de prison, une amende d'un million de rials (245 000 euros) et 1 000 coups de fouet pour blasphème. Il a reçu ses premiers 50 coups de fouet le 7 janvier, ce qui a suscité un tollé dans le monde entier.

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