Cet article date de plus de dix ans.

La Syrie a commis des crimes contre l'humanité selon l'ONU

Selon une commission d'enquête, les forces de l'ordre syrienne sont coupables de meurtres, d'actes de torture et de viols contre les manifestants.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un checkpoint de l'armée à Hula, près d'Homs le 24 novembre 2011. (REUTERS)

L'armée et les forces de sécurité syriennes ont commis des crimes contre l'humanité, notamment des meurtres, des actes de torture et des viols. Ce sont les conclusions d'une commission d'enquête de l'ONU rendues publiques lundi 28 novembre au sujet de la répression brutale des manifestants contre le régime en place. En fin d'après-midi, les Etats-Unis et l'Union européenne, réunis lundi 28 novembre en sommet à Washington (Etats-Unis), ont appelé la Syrie à "mettre fin immédiatement à la violence".

"La commission est très préoccpée par le fait que des crimes contre l'humanité ont été commis dans différents régions de la Syrie pendant la période sous revue", indiquent les trois membres de la commission d'enquête internationale sur les violations commises dans le pays.

Les témoignages recueillis par les membres de la commision de l'ONU montrent que "des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées, des tortures, dont certaines avec des violences sexuelles, ainsi que des violations des droits des enfants" ont été commis. Depuis le début des protestations, quelque 3 500 personnes ont été tuées en Syrie.

Sanctions renforcées

Par ailleurs, la Ligue arabe a adopté dimanche des sanctions économiques sévères contre la Syrie pour la contraindre de faire cesser la répression sanglante de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad.

Dans la foulée des sanctions économiques de la Ligue arabe, l'Union européenne (UE) a annoncé lundi qu'elle allait durcir son régime de mesures destinées à couper les sources de financement du régime syrien, dans les secteurs des finances, du gaz et du pétrole. Il s'agit du dixième train de sanctions de l'UE à l'égard de la Syrie. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Proche-orient

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.