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La Ligue arabe a pressé mardi les autorités syriennes de mettre fin "immédiatement à l'effusion du sang"

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe évoquaient la répression de la contestation contre le régime du président Al-Assad.Les ambassadeurs français et américain se sont rendus mardi à Darayya, près de Damas, pour présenter leurs condoléances après la mort du militant Ghiyath Matar, mort sous la torture, selon Human Rights Watch.
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Les ambassadeurs français et US en Syrie, MM.Chevallier (G) et Ford (D) lors d'une cérémonie à Darayya (13/09/2011). (AFP PHOTO/HO/YOUTUBE)

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe évoquaient la répression de la contestation contre le régime du président Al-Assad.

Les ambassadeurs français et américain se sont rendus mardi à Darayya, près de Damas, pour présenter leurs condoléances après la mort du militant Ghiyath Matar, mort sous la torture, selon Human Rights Watch.

"La situation actuelle en Syrie est toujours très sérieuse et un changement immédiat de politique doit avoir lieu pour arrêter le bain de sang et éviter à la population d'être confrontée à de nouvelles violences", peut-on lire dans un communiqué publié par les ministres de la Ligue arabe réunis au Caire.

"Ceci exige que les autorités syriennes prennent des mesures urgentes pour appliquer les points mentionnés durant la visite du secrétaire général (de la Ligue à Damas), et surtout de stopper toutes les violences", ajoute le communiqué, qui appelle également à l'ouverture d'un dialogue national.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a dit avoir convenu d'une série de mesures avec le président Assad samedi lors d'une visite éclair à Damas, mesures qu'il devait exposer à la réunion du Caire.

Pour sa part, le Premier ministre turc a déclaré que le peuple syrien ne croyait plus Bachar Al-Assad car il n'avait pas mis en oeuvre de réformes politiques.

"Alors que le bilan des morts civiles ne cessent d'augmenter en Syrie, nous constatons que les réformes ne se sont pas matérialisées et que (les dirigeants) n'ont pas parlé honnêtement. C'est impossible à croire. Et le peuple syrien ne croit pas Assad, moi non plus. Nous ne le croyons plus", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours au Caire destiné à exposer sa vision pour le Proche-Orient.

De son côté, l'UE est prête à adopter un paquet de sanctions renforcées contre la Syrie, qui pourrait comprendre, outre une interdiction d'investissements pétroliers, l'interdiction d'alimenter la banque centrale syrienne en billets, ont indiqué mardi des diplomates.

Les experts des 27 Etats européens, réunis à Bruxelles, ont trouvé "un accord politique sur l'interdiction de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier en Syrie, mais les discussions se poursuivent pour faire un paquet plus large en vue d'une adoption en début de semaine prochaine", a indiqué l'un d'entre eux.

Selon l'ONU, la répression en Syrie a fait plus de 2.600 morts depuis le 15 mars.

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