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"Journée de la colère" en Jordanie

C'est une journée test pour l'opposition du royaume. Vingt partis et organisations ont appelé les Jordaniens à descendre dans la rue ce vendredi à Amman pour "dénoncer les violences et réclamer des réformes". Ils espèrent en faire la plus grande manifestation depuis le début du mouvement de contestation.
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Radio France
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C'est le Front de l'Action islamique qui est à l'origine de cette "journée de la colère". Le FAI, émanation des Frères musulmans et principal parti d'opposition jordanien estime que 10.000 de ses membres devraient manifester ce vendredi dans les rues d'Amman. A leurs côtés, des partisans des 19 autres partis et regroupements qui se joints à l'appel.

C'est une nouvelle stratégie de la part du FAI, qui avait jusqu'à présent privilégié le dialogue avec les autorités. Le 1er février dernier, suite à un entretien avec les islamistes, le roi avait limogé son Premier ministre et s'était engagé à des réformes générales.

Mais le processus va trop lentement, aux yeux des membres du parti d'opposition, qui tente donc de faire pression sur le roi par cette "journée de la colère".

Le parti islamique met en garde les autorités jordaniennes contre toute répression armée : "en cas de violences vendredi, nous oeuvrerons alors à la chute du
gouvernement qui aura perdu toute crédibilité" affirme Zaki Bani
Rsheid, membre du comité exécutif du FAI.

Les manifestations ont commencé en Jordanie en janvier pour protester
contre l'augmentation du coût de la vie.

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