Reportage "Nous devons continuer jusqu'à rayer Israël de la carte" : des partisans du Hezbollah libanais prêts à un conflit ouvert

Le numéro 2 du Hamas a été tué mardi à Beyrouth, par une frappe attribuée à Israël. Le chef du Hezbollah libanais a renouvelé ses menaces contre l'État hébreu dans un discours mercredi soir mais n'engage pas de combattants pour l'instant.
Article rédigé par Noé Pignède - édité par Aurore Richard
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'exprime dans un discours retransmis à la télévision libanaise, le 3 janvier 2024. à Beyrouth. (HOUSSAM SHBARO / ANADOLU)

Au moment où Hassan Nasrallah apparaît sur l’écran géant, les milliers de militants venus l’écouter l’acclament. Le chef du Hezbollah a pris la parole au Liban mercredi 3 janvier au soir, au lendemain d'une attaque attribuée à Israël qui a tué le numéro 2 du Hamas à Beyrouth. Depuis le 7 octobre et le début de la guerre entre l'État hébreu et le Hamas, la milice libanaise fait planer la menace d’ouvrir un nouveau front. La tension est encore montée d’un cran avec ce discours télévisé où Hassan Nasrallah a réitéré ses menaces contre Israël. 

Pendant plus d'une heure, le chef du Hezbollah s'est exprimé devant ses plus fervents partisans. Parmi eux, Youssef, 60 ans, avec un drapeau de la milice sur les épaules : "Nous sommes pour la guerre car c’est une guerre juste, celle du bien contre le mal. Et nous devons continuer jusqu’à rayer Israël de la carte"

Pour l’instant, Hassan Nasrallah se garde bien d’engager ses combattants dans un conflit ouvert avec Israël et ce, malgré l’assassinat du numéro 2 du Hamas à Beyrouth mardi 2 janvier. Le chef de guerre temporise, quand des militants comme Ali, 27 ans, demandent des représailles. "Ceux qui sont attaqués, c’est le Hamas, dit-il. Ça ne concerne pas directement le Liban. Mais comme ça s’est passé sur notre territoire, nous avons le devoir de les défendre et de les soutenir"

Nejma est venue avec son fils de 5 ans. Elle espère que tous les Libanais prendront bientôt les armes aux côtés du Hamas.

"Les enfants de Gaza sont nos enfants". 

Nejma, militante du Hezbollah

à franceinfo

"Mon fils est comme les enfants de Gaza. Et nous éduquons une nouvelle génération de combattants pour vaincre Israël", estime-t-elle. Ces militants, les plus radicaux, reviendront vendredi 5 janvier pour un nouveau discours de leur chef Hassan Nasrallah, avec l’espoir qu’il s’engage enfin pleinement dans la guerre contre Israël.

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