Report du voyage de la délégation d'élus de gauche en Israël : "Notre sécurité n'est pas assurée", déclare Patrice Leclerc

Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), a dénoncé vendredi soir sur franceinfo "l'acte liberticide" d'Israël. Avec d'autres élus communistes et insoumis, il a été contraint d'annuler son voyage en Israël et en Palestine pour des raisons de sécurité. 

Le poste-frontière de Rafah, sous autorité palestinienne, le 17 novembre 2017 au sud de la bande de Gaza. 
Le poste-frontière de Rafah, sous autorité palestinienne, le 17 novembre 2017 au sud de la bande de Gaza.  (SAID KHATIB / AFP)
avatar
franceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

Une délégation d'élus de gauche souhaitait se rendre en Israël et en Palestine à la rencontre de prisonniers palestiniens. L'État hébreu avait indiqué qu'elle serait immédiatement refoulée dès son arrivée sur le sol israélien.

Après une réunion au Quai d'Orsay vendredi 17 novembre dans la soirée, les élus ont décidé de ne pas se rendre sur place. "Notre sécurité n'est pas assurée. Je ne suis pas persuadé de ne pas tomber sur des colons qui se battent et qui ont des armes, c'est ce qui se passe dans les territoires palestiniens", a confié à franceinfo Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

"Acte liberticide"

Il a dénoncé "un acte liberticide" d'Israël. "Le Quai d'Orsay nous a dit qu'il ne peut rien faire et qu'il est intervenu à plusieurs reprises. Il est obligé de respecter ce qu'a décidé le gouvernement israélien même s'il le regrette", a précisé l'élu. Patrice Leclerc "ne renonce pas mais reporte le voyage. Nous allons demander au gouvernement français d'appuyer à nouveau notre demande auprès du gouvernement israélien". 

Une conférence de presse est prévue samedi 18 novembre, aux abords de l'ambassade d'Israël, dans le 8e arrondissement de Paris. "On veut montrer qu'on n'accepte pas cet acte liberticide. Ce qui est incroyable, c'est que d'abord on nous empêche d'accéder en Israël. Et ensuite, on nous empêche d'aller voir nos amis en Palestine et ça c'est anormal. C'est un État qui décide pour un autre État", a accusé Patrice Leclerc.

"Nous allons demander au gouvernement français d'appuyer à nouveau notre demande auprès du gouvernement israélien" Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers à franceinfo.
--'--
--'--