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"La résistance continuera jusqu'à la disparition de l'occupation" : l'adolescente palestinienne qui avait giflé des soldats israéliens a fêté sa libération

C’est par ces mots de défi qu’Ahed Tamimi, une adolescente palestinienne, emprisonnée depuis huit mois pour avoir giflé des soldats israéliens, a fêté sa libération ce dimanche.

Article rédigé par
Marie Semelin - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Ahed Tamimi, entourée de son père et de sa mère, à sa sortie de prison, le 29 juillet 2018. (ABBAS MOMANI / AFP)

Ahed Tamimi a été libérée dimanche 29 juillet par Israël. Arrêtée en décembre dernier pour avoir giflé deux soldats israéliens, l’adolescente aux yeux bleus et aux épaisses boucles blondes est devenue un symbole de la résistance palestinienne contre l’occupation israélienne.

"Nous voulons vivre libres !"

Une foule compacte a accueilli la jeune fille dans son village natal de Nabi Saleh en Cisjordanie, où le drapeau palestinien était hissé haut en son honneur. Après une longue attente, l’héroïne du jour a fini par s’exprimer depuis le seuil de la maison d’un jeune garçon tué par l’armée israélienne.  

"Depuis la maison de ce martyr, la résistance continuera jusqu'à la disparition de l'occupation. Les prisonnières en prison sont toutes fortes. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue après cette condamnation et qui soutiennent tous les prisonniers." 

C'est une gifle très importante.

Miko Peled, un activiste israélien

franceinfo

Parmi les gens présents pour l’accueillir et montrer leur soutien se trouvait Miko Peled, un activiste israélien, proche de la famille Tamimi. Il est revenu sur le geste de la jeune fille. "Je pense que c’est une gifle pas seulement pour cet officier mais pour l'armée israélienne tout entière et la société israélienne. Et bien sûr, pour ce geste, elle devait être punie car toute la société israélienne s'est sentie insultée."

Le reportage de Marie Semelin
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