Israël : Herzog reconnaît la victoire de Nétanyahou aux législatives

Le Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou apparaît en position de force pour rempiler à son poste, tandis que les partis arabes deviennent la troisième force au Parlement.

Le Premier ministre israélien sortant, Benyamin Nétanyahou, salue ses partisans, le 18 mars 2015, à Tel Aviv (Israël).
Le Premier ministre israélien sortant, Benyamin Nétanyahou, salue ses partisans, le 18 mars 2015, à Tel Aviv (Israël). (AMIR COHEN / REUTERS)

Il lui souhaite "bonne chance". Le candidat travailliste Isaac Herzog a reconnu la victoire du Premier ministre sortant, Benyamin Nétanyahou, aux législatives en Israël, mercredi 18 mars. A l'issue des élections qui se sont déroulées la veille, le parti de Benyamin Nétanyahou se dirige vers une nette victoire. Son leader s'est déjà entretenu avec différents chefs de parti et "a l'intention de se mettre immédiatement à la formation du gouvernement afin d'achever cette tâche dans un délai de deux à trois semaines".

Après le dépouillement de 99% des bulletins de vote, le Likoud obtiendrait 29 ou 30 sièges, selon le site du Monde, contre seulement 24 pour l'Union sioniste, qui était pourtant donnée favorite par les sondages. Francetv info revient sur les enseignements des premiers résultats.

Nétanyahou en position de force

Le Premier ministre sortant a proclamé la victoire de son parti de droite, le Likoud, dès mardi soir. "Contre toute attente : une grande victoire pour le Likoud, une grande victoire pour le camp national emmené par le Likoud, une grande victoire pour le peuple d'Israël", a écrit le Premier ministre, sur son compte Twitter.

Après le dépouillement de 96% des bulletins de vote, le Likoud recueillait près de 24% des voix, devant son principal rival Isaac Herzog, avec moins de 19% des suffrages, selon la Commission électorale centrale. Ces résultats semblent assurer à Benyamin Nétanyahou un troisième mandat consécutif, son quatrième mandat en comptant celui de 1996-1999.

Une claque pour le centre gauche

Mardi soir, le travailliste Isaac Herzog, chef de file de la coalition de centre gauche Union sioniste, donné favori durant la campagne, a affirmé que les résultats lui permettaient d'être le futur Premier ministre d'Israël. "Je vais tout faire pour former un vrai gouvernement social en Israël", a-t-il lancé à ses partisans réunis à Tel-Aviv. Mais les résultats préliminaires ont rendu presque vaine une telle tentative.

Une coalition est nécessaire pour nommer le prochain Premier ministre. Pour obtenir la majorité à la Knesset, le Parlement israélien, il faut obtenir 61 sièges. Avec cinq à six sièges de moins que Benyamin Nétanyahou, Isaac Herzog ne semble pas en mesure de réunir une coalition suffisamment large. Une fois que les résultats officiels auront été proclamés, peut-être d'ici la fin de la semaine, le président Reuven Rivlin aura sept jours pour choisir à qui confier la formation du gouvernement. Le choix de Benyamin Nétanyahou ne fait guère de doute.

Les partis arabes, troisième force au Parlement

Par ailleurs, pour la première fois dans l'histoire du pays, la liste commune formée par les partis arabes israéliens est devenue la troisième force au Parlement. Elle obtient 14 députés élus, selon les premiers résultats. Cette liste rassemble quatre partis présentant des candidats juifs et arabes.

Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël en 1948, et qui représentent aujourd'hui un Israélien sur cinq, n'ont jamais atteint un tel score. Les quatre partis (communiste, islamiste et nationalistes arabes) comptent 11 députés dans le Parlement sortant.