Israël s'insurge, l'autorité palestinienne salue "une victoire" après la publication par l'ONU d'une liste d'entreprises actives dans les colonies

Ce rapport liste 112 entreprises actives sur ces territoires, dont l'occupation par Israël est contraire au droit international.

La colonie israélienne d\'Ateret, près de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 27 juin 2017.
La colonie israélienne d'Ateret, près de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 27 juin 2017. (ABBAS MOMANI / AFP)

Un rapport explosif dans un contexte déjà tendu. L'ONU a publié, mercredi 12 février, une liste de 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens occupés. Cette liste répond à une résolution votée en 2016, qui demandait une "base de données de toutes les entreprises" actives dans les colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international.

La liste finalement publiée comprend des entreprises comme Airbnb, Expedia, TripAdvisor, Alstom, Booking.com ou Motorola Solutions.

"Pas un processus judiciaire", se défend l'ONU

"J'ai conscience que ce sujet a été, et continuera d'être, matière à controverse", a commenté la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, dont le bureau a rédigé ce rapport. Celui-ci se base "sur des faits" et "n'entend pas constituer un processus judiciaire ou quasi-judiciaire", a-t-elle insisté : il n'a pas pour objectif de servir de base à un boycott.

Cette liste est "une reddition honteuse aux pressions de pays et d'organisations qui veulent causer du tort à Israël", a aussitôt réagi le ministère des Affaires étrangères israélien. 

"Publier cette liste d'entreprises et d'entités qui opèrent dans les colonies est une victoire pour le droit international et nos efforts diplomatiques afin d'assécher les puits du système colonial incarné par les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés", a de son coté déclaré Riyad Al-Maliki, le chef de la diplomatie palestinienne.

La diffusion de cette liste intervient dans un contexte marqué par le projet proposé par le président américain, Donald Trump, pour mettre un terme au long conflit israélo-palestinien. Un plan qualifié "d'historique" par les Israéliens et rejeté par les Palestiniens.