Israël annonce une opération contre des tunnels du Hezbollah à la frontière avec le Liban

L'armée israélienne a diffusé des images d'engins lourds procédant à des travaux de terrassement près de la frontière.

Des opérations israéliennes à la frontière avec le Liban, près de la ville de Kfar Kila, le 4 décembre 2018.
Des opérations israéliennes à la frontière avec le Liban, près de la ville de Kfar Kila, le 4 décembre 2018. (MAHMOUD ZAYYAT / AFP)

Israël a annoncé avoir lancé, mardi 4 décembre, une opération pour détruire des tunnels souterrains du Hezbollah, détectés de son côté de la frontière avec le Liban. L'opération "Bouclier du nord", annoncée de manière inattendue au lendemain d'un entretien entre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, à Bruxelles, est le dernier épisode en date de la confrontation entre l'Etat hébreu et le mouvement soutenu par l'Iran. Au cours des dernières années, ce conflit s'est largement déroulé sur le sol de la Syrie voisine. Mais le discours israélien a récemment évolué pour dénoncer davantage les activités du Hezbollah et de l'Iran au Liban.

Israël a repéré sous son sol un certain nombre de tunnels, a dit un porte-parole de l'armée sans en spécifier le nombre ni comment ils avaient été localisés. Il n'a pas précisé non plus quand les tunnels avaient été découverts, se contentant d'indiquer que l'Etat hébreu surveillait attentivement de telles activités depuis des années.

L'ONU augmente ses patrouilles à la frontière

L'armée a diffusé des images d'engins lourds procédant à des travaux de terrassement près de la frontière. L'un des tunnels partait d'une maison de Kfar-Kila, dans le sud du Liban, a précisé l'armée israélienne. Tsahal opère seulement du côté israélien de la frontière.

La Force de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé mardi avoir augmenté ses patrouilles à la frontière avec Israël, en coordination avec l'armée libanaise, quelques heures après l'annonce par l'Etat hébreu de cette opération. La Finul est "en contact avec toutes les parties concernées" pour s'assurer qu'elles ont recours aux "mécanismes de coordination pour préserver (...) la stabilité", a précisé l'ONU.