"Impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi", estiment Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron

Dans une tribune commune parue vendredi dans 5 journaux dont "Le Figaro", les dirigeants soulignent la nécessité de continuer les opérations militaires pour accélérer le départ du dirigeant libyen et permettre une transition."Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossibled'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi."

Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron le 19 novembre 2010 à Lisbonne
Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron le 19 novembre 2010 à Lisbonne (AFP / Pierre-Philippe Marcou)

Dans une tribune commune parue vendredi dans 5 journaux dont "Le Figaro", les dirigeants soulignent la nécessité de continuer les opérations militaires pour accélérer le départ du dirigeant libyen et permettre une transition.

"Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible
d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi."

"il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen", écrivent les présidents français et américain et le Premier ministre britannique dans cette tribune.

Pour accélérer le départ du numéro un libyen, ils estiment que "l'Otan et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations afin que la protection des civils soit maintenue et que la pression sur le régime s'accroisse".

Les chefs de la diplomatie de l'Otan se sont réunis jeudi à Berlin. A cette occasion, les Etats-Unis ont refusé de revenir en première ligne en Libye. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a indiqué à la presse qu'il en avait parlé à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en marge de la réunion.

Mais les Américains, qui ont retiré une cinquantaine de chasseurs-bombardiers des missions d'attaque au sol le 4 avril, ont répondu qu'"ils continueront sur la même ligne, c'est-à-dire fournir des avions pour des interventions ponctuelles lorsque les moyens dont ils disposent sont particulièrement utiles", a expliqué Alain Juppé.