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George Mitchell et Mahmoud Abbas à Paris

George Mitchell et Bernard Kouchner sont convenus lundi à Paris de la priorité à donner au maintien de la trêve à Gaza
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George Mitchell, avec son épouse Heather et Barack Obama. (© AFP/SAUL LOEB)
George Mitchell et Bernard Kouchner sont convenus lundi à Paris de la priorité à donner au maintien de la trêve à GazaGeorge Mitchell et Bernard Kouchner sont convenus lundi à Paris de la priorité à donner au maintien de la trêve à Gaza

L'émissaire de Barack Obama pour le Proche-Orient a exposé au ministre français de la Diplomatie les contacts pris lors de sa tournée au Proche-Orient la semaine passée.

Le président palestinien s'est entretenu avec le président Nicolas Sarkozy, au premier jour d'une tournée dans plusieurs pays. Mahmoud Abbas déjeunera mardi avec Bernard Kouchner.

Après une tournée en Israël, Cisjordanie, Egypte, Jordanie et Arabie Saoudite, George Mitchell s'est présenté comme étant à l'écoute des dirigeants rencontrés", selon le ministère français des Affaires étrangères. "Il n'a pas fait état de propositions précises pour relancer le processus de paix, soulignant que la première urgence était de maintenir la trêve et d'obtenir un cessez-le-feu permanent" entre Israéliens et Palestiniens, selon un diplomate français.

Bernard Kouchner a souligné "qu'il fallait faire vite et insisté sur la nécessité de soutenir Mahmoud Abbas et d'ouvrir les points de passage entre Israël et la bande de Gaza", a encore indiqué ce diplomate.

Le ton est monté d'un cran ces derniers jours entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, objet d'un boycott des Occidentaux. Le premier réclame la reconnaissance de l'OLP, le second exige "une restructuration immédiate" de l'organisation historique palestinienne pour y intégrer le mouvement islamiste et le Jihad islamique.

La demande a été rejetée par Mahmoud Abbas qui l'a jugée "totalement inacceptable". M.Abbas s'est encore prononcé en faveur d'un dialogue avec le Hamas en vue de "parvenir à une solution dans le cadre d'un gouvernement d'entente nationale pour des élections". La France appuie l'idée d'un gouvernement palestinien d'union ou d'entente nationale avec lequel elle est prête à discuter.

Jusqu'à présent, la nouvelle administration américaine n'a donné que peu d'indications sur ce qu'elle entend faire pour ce dossier. Le nouveau président américain a confié tous les pouvoirs nécessaires à son émissaire pour remettre sur les rails le processus de paix israélo-arabe. Ce dernier doit aussi faire des recommandations "pour assurer la sécurité d'Israël et faire en sorte que les Palestiniens de Gaza reçoivent les approvisionnements de base dont ils ont besoin".

Ce dernier sujet est sensible pour les autorités françaises qui ont échoué la semaine dernière à convaincre les Israéliens de laisser acheminer dans la bande de Gaza une station de potabilisation de l'eau. L'ouverture des points de passage est essentiel, souligne-t-on au Quai d'Orsay.

Tout au long de sa tournée, George Mitchell a fait valoir l'importance de "consolider un cessez-le-feu durable" entre Israël et le Hamas.

L'offensive israélienne a duré 22 jours, fait plus de 1.330 morts palestiniens, selon des sources palestiniennes, et dévasté le territoire. En dépit de l'arrêt des hostilités prononcé le 18 janvier par les Israéliens, la trêve a été à maintes fois bafouée.

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