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Faut-il s'attendre à une guerre entre l'Iran et Israël ?

C'est ce que redoutent les médias israéliens et certains responsables politiques.

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France Télévisions
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Les Israéliens prennent d'assaut les centres de distribution de masques à gaz, comme ici à Jérusalem, le 25 juillet 2012, dans la crainte d'une guerre avec l'Iran. (MENAHEM KAHANA / AFP)

PROCHE-ORIENT - Se dirige-t-on vers une guerre entre l'Iran et Israël ? C'est en tout cas le scénario craint par les médias israéliens ces dernières semaines. Selon leurs informations, une action militaire israélienne contre le programme nucléaire iranien serait imminente. FTVi vous résume la situation. 

Israël pour des frappes préventives

Les tensions entre les deux pays se sont attisées ces derniers mois. Israël, seul puissance nucléaire de la région, accuse l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Tandis que Téhéran assure que son programme n'est destiné qu'à un usage civil. Depuis le 13 août, la presse et plusieurs responsables israéliens ont laissé entendre qu'un raid de l'Etat hébreu contre les installations nucléaires iraniennes pourrait être mené avant l'élection présidentielle américaine du 6 novembre. Et craignent une réponse militaire de l'Iran.

Selon le ministre israélien de la Défense civile, cité par Le Figaro.fr, le conflit "pourrait durer 30 jours sur plusieurs fronts simultanés". Selon lui, les missiles ennemis pourraient faire "jusqu'à 500 morts"

Mais le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak, pourtant partisan d'une attaque préventive contre l'Iran, a précisé que le gouvernement n'avait rien décidé. L'idée fait également débat au sein du pouvoir israélien. Le chef de file de l'opposition au sein de la Knesset (parlement israélien) a ainsi jugé vendredi 17 août que de telles frappes engageraient Israël dans une "guerre catastrophique"

L'Iran met de l'huile sur le feu

Pour Téhéran, ce scénario semble improbable. C'est en tout cas ce qu'a suggéré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. "[Les Israéliens] savent très bien qu'ils n'ont pas la capacité de telles actions (...) S'ils commettent une erreur, la réaction de notre pays aboutira à la disparition du régime sioniste", a-t-il prévenu.

Pour autant, l'Iran n'a de cesse de souffler sur les braises. Dans un contexte déjà tendu, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a ainsi affirmé vendredi 17 août que la "tumeur cancéreuse" d'Israël allait bientôt disparaître, lors d'un discours à Téhéran. Et un peu plus tôt dans la semaine, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a assuré qu'Israël "disparaîtra du paysage". Pas de quoi calmer le jeu entre les deux nations. 

Les habitants se préparent

La population israélienne prend, elle, l'affaire très au sérieux. Et fait mentir les journaux, qui ont récemment titré sur l'impréparation civile à des attaques. Les centres de distribution de masques à gaz "connaissent un afflux", raconte Le Figaro, dans son édition de samedi 18 août. "Les appels (...) pour localiser les abris publics" - au nombre de 220 - se multiplient.

Selon le quotidien, la mairie de Tel-Aviv a annoncé que 60 parkings sous-terrains allaient être aménagés pour abriter les personnes en cas d'attaques. Israël planche aussi sur un système d'alerte par SMS, censé alerter l'ensemble de la population d'une attaque de missiles iraniens. L'armée a commencé à le tester, cette semaine. 

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