Au Caire, après la révolution, les revendications sociales
Des centaines de salariés des transports publics ont défilé près du bâtiment de la radio publique, alors que ceux de l'Organisation gouvernementale de la Jeunesse et des Sports manifestaient sur la place Tahrir. Sur l'autre rive du Nil, des centaines de conducteurs d'ambulance. Grève encore dans les banques ou la compagnie aérienne nationale EgyptAir qui a programmé seulement 31 vols internationaux et 12 dessertes intérieures contre 145 habituellement. Enfin, plusieurs centaines de policiers ont défilé devant le ministère de l'Intérieur. "C'est dur pour nous de retourner au travail, parce que les gens nous détestent", expliquait hier un capitaine à l'AFP, exprimant le malaise dans ce corps considéré comme bras armé du pouvoir déchu.
Les militaires aux commandes du pays ont aussitôt tenté de casser le mouvement. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, un porte-parole du Conseil suprême des forces armées a averti que la poursuite des grèves et manifestations mettrait en péril l'économie du pays et permettrait à des "éléments irresponsables" de perpétrer des "actes illégaux".
L'armée qui tente d'amadouer la sphère des cyber-militants. Les généraux ont reçu hier plusieurs de leurs représentants. Un entretien encourageant selon le blogueur Waël Ghonim. Les militaires, explique-t-il sur sa page Facebook, ont annoncé que des amendements à la Constitution -suspendue dimanche- seraient préparés dans les dix jours par un comité indépendant, puis soumis à référendum dans deux mois.
Enfin,les guides et professionnels du tourisme ont manifesté
hier devant les pyramides, à Gizeh près du Caire, pour appeler les
touristes à revenir en Égypte. "Nous sommes prêts à accueillir des millions et des millions de gens comme avant. S'il vous plaît, revenez", a lancé un guide.
Cécile Quéguiner, avec agences
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