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Alors que les insurgés libyens avançaient vers Brega mardi, un déluge de feu lancé sur eux les a fait fuir

Contraints de se retirer devant les troupes gouvernementales, les rebelles étaient mardi soir à l'est du port pétrolier, à mi-chemin de la ville d'Ajdabiya.Il s'agit du mouvement de retraite le plus important des insurgés après plusieurs jours d'avancées et de reculs dans l'est de la Libye.
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Un déluge de feu s'est abattu sur les rebelles libyens à Brega mardi matin. (AFP - Mahmud Hams)

Contraints de se retirer devant les troupes gouvernementales, les rebelles étaient mardi soir à l'est du port pétrolier, à mi-chemin de la ville d'Ajdabiya.

Il s'agit du mouvement de retraite le plus important des insurgés après plusieurs jours d'avancées et de reculs dans l'est de la Libye.

Les rares armes lourdes et les lance-roquettes multiples montés à l'arrière de pick-up japonais entre les mains de combattants dont la plupart étaient civils il y a six semaines, n'ont pas fait le poids face à la puissance de feu des forces du colonel Mouammar Kadhafi.

Mieux armées, mieux organisées, équipées de radios qui font défaut aux rebelles, les troupes loyales au dirigeant libyen ont enfoncé les positions rebelles qu'elles ont repoussées vers l'est, en plein désert, d'une trentaine de kilomètres.

Le matin, l'Otan avait pourtant mené un raid aérien contre des forces loyalistes à une trentaine de kilomètres à l'est du port pétrolier. Des combats pour le contrôle de Brega font rage depuis jeudi.

Les rebelles, qui contrôlent plusieurs ports dans l'est de la Libye, commencent à perdre du terrain dans cette partie du pays. Pour renforcer et financer l'insurrection contre le colonel Kadhafi, un pétrolier a accosté mardi à Tobrouk. Il devrait charger la première livraison de pétrole expédiée par la rébellion libyenne depuis l'arrêt total des exportations du pays.

Misrata, "priorité numéro un" de l'Otan

Plus à l'ouest, la situation est plus favorable à l'insurrection libyenne. L'Otan a fait de la défense de Misrata, la troisième ville libyenne, située à 214 km à l'est de Tripoli, sa "priorité numéro un", a affirmé mardi un responsable militaire de l'Otan.

Pourtant, le chef militaire de la rébellion libyenne, le général Abdel Fattah Younés, a accusé mardi l'Otan de "laisser mourir les habitants de Misrata ", une ville à l'est de Tripoli soumise à des bombardements des forces de Mouammar Kadhafi depuis plus d'un mois.

L'officier néerlandais, responsable des opérations conjointes alliées, a également estimé que l'armée de Mouammar Kadhafi avait perdu le tiers de son potentiel après 17 jours de bombardements. Il a indiqué que cela était le résultat des frappes de la coalition multinationale contre les troupes de Kadhafi qui ont commencé le 19 mars puis de celles de l'Otan qui les ont relayées à partir du 31.

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