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Pour la Ligue arabe Israël doit cesser la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie avant une reprise des négociations

Les leaders arabes l'ont proclamé dimanche dans la résolution finale du sommet arabe de Syrte (Libye). Ils ont aussi demandé à Barack Obama de respecter sa position initiale en faveur de l'arrêt des colonies.Le président palestinien Mahmoud Abbas avait de nouveau exclu samedi à Syrte des négociations avec Israël sans un arrêt de la colonisation.
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Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (archives, 2009) (F2)

Les leaders arabes l'ont proclamé dimanche dans la résolution finale du sommet arabe de Syrte (Libye). Ils ont aussi demandé à Barack Obama de respecter sa position initiale en faveur de l'arrêt des colonies.

Le président palestinien Mahmoud Abbas avait de nouveau exclu samedi à Syrte des négociations avec Israël sans un arrêt de la colonisation.

La question de Jérusalem a été largement évoquée à Syrte, où quatorze chefs d'Etat sur les 22 membres de la Ligue arabe participaient à ce sommet ordinaire annuel, en l'absence du Saoudien Abdallah et l'Egyptien Hosni Moubarak, malade.

"Nous ne pouvons pas tenir des négociations indirectes tant qu'Israël n'arrête pas totalement ses activités de colonisation à Jérusalem et ne met pas fin à sa politique du fait accompli", a déclaré Mahmoud Abbas. "L'Etat de Palestine n'aura aucun sens si Jérusalem n'est pas sa capitale", a-t-il souligné, appelant les pays arabes à "sauver Jérusalem".

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, convié au sommet, a estimé que considérer Jérusalem comme la capitale indivisible de l'Etat hébreu, comme le fait Israël, est une "folie".

Le secretaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, également présent à Syrte, a appelé les pays arabes à soutenir des négociations, tout en condamnant la colonisation israélienne.

La question de Jérusalem, au centre du conflit israélo-palestinien, a été sur le devant de la scène ces dernières semaines. Le 9 mars, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden, le gouvernement israélien a annoncé la construction de 1600 nouveaux logements pour des colons juifs à Jérusalem-est, provoquant une crise diplomatique avec Washington. Ceci alors que les Etats-Unis venaient d'obtenir un accord pour des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens.

La partie orientale de la Ville sainte a été annexée en 1967 par Israël, annexion qui n'a pas été reconnue par la communauté internationale. Alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale d'un futur Etat, Israël a proclamé Jérusalem capitale indivisible de l'Etat hébreu.

Quelque 200.000 colons juifs sont déjà installés dans une douzaine de quartiers à Jérusalem-est. Les Palestiniens, au nombre de 270.000, restent majoritaires mais pourraient, à terme, devenir minoritaires si la politique de colonisation se poursuit.

En Cisjordanie, ce sont quelque 300.000 Israéliens qui vivent dans les colonies juives, considérées comme illégales par la communauté internationales en vertu des Conventions de Genève qui interdisent la colonisation de territoires occupés.

Sous la pression de Washington, qui demandait un gel de la colonisation, Israël en avait proposé en novembre dernier une suspension partielle et temporaire en Cisjordanie. Ce moratoire de dix mois ne s'applique pas à Jérusalem-est ni aux 3000 logements déjà en chantier ni aux édifices publics. Il peut aussi être levé en cas de "problème de sécurité".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé cette semaine qu'il n'y aurait "aucun changement dans la politique d'Israël concernant Jérusalem, qui est celle menée par tous les gouvernements israéliens depuis 42 ans".

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