Gaza : un bateau partira mardi pour "briser le blocus" israélien

Le comité de la "Marche du retour" indique qu'un bateau partira mardi 29 mai de Gaza pour "briser le blocus" israélien. Le blocus est en place depuis une douzaine d'années.

Bateaux palestiniens en soutien au \"bateau des femmes\" qui avait pour objectif de briser le blocus israélien, le 5 octobre 2016 à Gaza.
Bateaux palestiniens en soutien au "bateau des femmes" qui avait pour objectif de briser le blocus israélien, le 5 octobre 2016 à Gaza. (MAHMUD HAMS / AFP)

Alors qu'Israël annonce avoir débuté la construction d'un barrage maritime au Nord de la bande de Gaza, un bateau partira mardi 29 mai, à 11 heures, du Sud du territoire afin de "briser le blocus" israélien. Le blocus est imposé à l'enclave palestinienne depuis 2006, date de l’accession au pouvoir du mouvement islamiste Hamas.

La destination du bateau est pour le moment inconnue, mais il se peut qu'il ne puisse aller très loin. Les chances sont maigres que l’armée israélienne laisse le navire dépasser la dizaine de kilomètres de zone de pêche autorisée le long de l’enclave.

Attirer l'attention sur le blocus de Gaza

L’action est organisée par le comité de "La marche du retour", à l'origine des manifestations le long de la frontière avec Israël, où plus d’une centaine de Gazaouis ont été tués. L'objectif est d'attirer l’attention sur le blocus de Gaza.

"À tous les hommes libres du monde : le chemin de Gaza vers la liberté, la rupture du siège a commencé ! 12 ans de siège ont fait de gaza une gigantesque prison, isolée du monde, et privée des droits les plus élémentaires, garantis par la Déclaration universelle des droits de l'homme" a déclaré un représentant du comité de "La marche du retour".

La communauté internationale sollicitée pour soutenir l'action

Les organisateurs évoquent la liberté d’éducation, de circulation. Sur le bateau, des Gazaouis qui veulent sortir de l’enclave, des patients en attente de soin, des étudiants inscrits dans des universités étrangères, de jeunes diplômés au chômage.

Le comité en appelle à la communauté internationale, à la Croix-Rouge et à l'Union européenne pour protéger les passagers. Il y a huit ans, dix citoyens turcs sont morts dans l’abordage du Mavi Marmara, membre d’une flottille qui souhaitait briser le blocus de Gaza et arrêter avant d’accoster par l’armée israélienne.