Rendue célèbre par son traitement contre le cancer, elle avoue qu'elle n'était pas malade

Une blogueuse australienne a avoué avoir menti sur son cancer du cerveau, après avoir assuré qu'elle s'était soignée elle-même.

La couverture du livre de recettes de Belle Gibson.
La couverture du livre de recettes de Belle Gibson. (PAPERBACK / BELLE GIBSON)

Elle racontait s'être elle-même soignée d'un cancer du cerveau grâce aux thérapies naturelles. Elle était ainsi parvenue à la célébrité pour le récit de sa lutte victorieuse. Belle Gibson, une blogueuse australienne, a avoué jeudi 23 avril n'avoir, en réalité, jamais été malade, dans une interview au magazine Women's Weekly (en anglais).

"Rien de tout cela n'est vrai", a-t-elle confessé dans cet article intitulé "Ma longue bataille avec la vérité". "Je pense simplement que (tout révéler) était la bonne chose à faire. Par dessus tout, je veux que les gens disent : c'est bon, elle est humaine."

Son livre de recettes retiré après les premiers soupçons

Belle Gibson avait lancé en 2013 The Whole Pantry (Tout le garde-manger), considérée comme la première application communautaire sur le bien-être, la santé et le bien-manger. Cette application avait même été choisie par le géant américain Apple pour sa nouvelle montre intelligente, d'après des informations de presse.

En 2014, la jeune femme de 23 ans avait également publié un livre de recettes, que l'éditeur a retiré des rayons en mars quand les premières suspicions sur la véracité de ses écrits ont commencé à émerger. Ces doutes sont apparus en mars, lorsqu'elle n'a pas remis, comme promis, à des œuvres caritatives 300 000 dollars australiens (216 000 euros) issus de ses droits d'auteurs. Certains de ses amis se sont eux aussi interrogés sur la réalité de sa maladie.

Des menaces de mort depuis ses aveux

D'après la presse, Belle Gibson a reçu des e-mails vengeurs et même des menaces de mort depuis la révélation du pot aux roses. Le retour de bâton a été "plus qu'horrible", a-t-elle dit. Elle n'a pas donné davantage d'explications sur ses mensonges, sauf à dire que son enfance avait été difficile.

Le journal Australian Women's Weekly a interrogé des spécialistes médicaux qui ont laissé entendre que la blogueuse souffrait peut-être d'une affection telle que le syndrome de Münchhausen, caractérisé par la simulation d'une maladie dans le but d'attirer l'attention.