Omar Mateen était un habitué du milieu gay d’Orlando

L'auteur du massacre d'Orlando aurait fréquenté plusieurs fois la discothèque gay où il a mené une attaque meurtrière dimanche matin, selon de nombreux témoins.

(Un client régulier de Pulse a assuré au Los Angeles Times que le tueur utilisait l'application de rencontres gay Jack'd © Reuters)

Quand Omar Mateen est arrivé au Pulse, la boîte de nuit gay d’Orlando où il allait commettre la pire fusillade qu’ait connu les Etats-Unis, de nombreux clients connaissaient celui qui était venu pour les tuer. L’homme était effectivement un habitué des lieux : le patron d’un bar gay d’Orlando affirme qu’il était par ailleurs bien connu de son propre établissement, venu là pour y faire des rencontres. Quand il a vu son visage à la télévision, il a d’ailleurs immédiatement appelé la police. 

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Le tueur utilisait l'application de rencontres gay Jack'd 

Le quotidien Orlando Sentinel cite, de son côté, plusieurs témoins qui assurent que le jeune homme était un habitué de la discothèque. Il s'y serait même fait remarquer à plusieurs reprises par son agressivité, liée à une consommation excessive d'alcool. Parallèlement, un client régulier de Pulse a assuré au Los Angeles Times que le tueur utilisait l'application de rencontres gay Jack'd. Autre témoignage troublant, celui d'un ancien élève de sa promotion à l'académie de police d'Indian River Community College, où il a étudié en 2006, qui a assuré au quotidien Palm Beach Post qu'Omar Mateen lui avait fait des avances. 

Désordres mentaux et pulsions meurtrières 

La jeune épouse d’Omar Mateen confiera à la police qu’elle avait épousé un jeune homme qui aimait la fête et la nuit, pour découvrir un mari instable, violent et rigoriste, la cantonnant à l’espace domestique. Cela faisait longtemps, explique-t-elle, que ses désordres mentaux auraient dû être traités.

 

Des collègues de travail du tueur rapporteront, eux, des propos homophobes, racistes, une personnalité agressive et des pulsions meurtrières. Ces éléments de portraits font immédiatement penser à celui dressé des auteurs des attentats de Boston : des individus intégrés dans la société américaine, mais écartelés entre deux styles de vie.