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Nouvelle grève des agriculteurs argentins

Les agriculteurs argentins ont entamé vendredi une grève de huit jours, nouvelle étape dans leur contestation
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L'Argentine est un des plus gros producteurs mondiaux de boeuf, de soja et de maïs (© France 3)
Les agriculteurs argentins ont entamé vendredi une grève de huit jours, nouvelle étape dans leur contestationLes agriculteurs argentins ont entamé vendredi une grève de huit jours, nouvelle étape dans leur contestation

Leur opposition à la politique agricole avait ébranlé l'année dernière le gouvernement de Cristina Fernandez. Les agriculteurs ne vendront ni céréales ni bétail durant cette grève suite au veto que la présidente a opposé à une partie de la loi sur l'aide contre la sécheresse.

L'Argentine est un des plus gros producteurs de boeuf, de soja et de maïs.

Les agriculteurs dénoncent les restrictions à l'export du boeuf ou du blé, mais leur principal grief demeure la taxe de 35% sur les exportations de soja, objet de la grève déclenchée l'année dernière.

"Nous sommes prêts à faire tout ce qui sera nécessaire pour la politique agricole change", a déclaré Eduardo Buzzi, président de la fédération agraire argentine (FAA), une des quatre associations de fermiers engagées dans le mouvement.

"Ce que nous avons commencé (...) est bien plus qu'une manifestation. C'est une bataille pour défendre la vie rurale", a-t-il ajouté.

Cette grève devrait paralyser les marchés céréaliers locaux mais n'avoir qu'un effet modéré sur l'activité des exportateurs, qui disposent de stocks suffisants.

Malgré le début du mouvement, à minuit, des transactions ont été enregistrées vendredi sur le principal marché de bétail du pays, où les éleveurs avaient envoyé leurs bêtes en avance.

Méthode différente de celle de l'année dernière


L'année dernière, au plus fort du mouvement, les autoroutes avaient été bloquées et la capitale, Buenos Aires, avait subi des pénuries de boeuf et de produits laitiers.

Cette fois, les représentants des agriculteurs les ont exhortés à ne pas répéter ce scénario, craignant de s'aliéner la population, et seuls les plus durs envisagent des barrages.

"Si la présidente s'oppose à nous, les gens seront sur les routes en cinq minutes", a dit ainsi l'un d'entre eux, Alfredo de Angeli, sur une radio locale.

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