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Nicolas Sarkozy a invité dimanche les dirigeants africains à tirer les leçons des révoltes en Tunisie et en Egypte

Le président français s'exprimait devant des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine réunis en sommet, dont il était l'invité d'honneur comme dirigeant des prochaines réunions des G8 et G20.Il a dit se tenir "avec amitié et respect aux côtés des Tunisiens et des Egyptiens", dont il a salué "l'aspiration profonde" au changement.
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Nicolas Sarkozy à la tribune du sommet de l'Union africaine, le 30 janvier 2011 à Addis Abeba, capitale de l'Ethiopie (AFP/LIONEL BONAVENTURE)

Le président français s'exprimait devant des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine réunis en sommet, dont il était l'invité d'honneur comme dirigeant des prochaines réunions des G8 et G20.

Il a dit se tenir "avec amitié et respect aux côtés des Tunisiens et des Egyptiens", dont il a salué "l'aspiration profonde" au changement.

Comme dans le communiqué publié samedi soir avec le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel, il a également condamné à Addis Abeba "la violence, d'où qu'elle vienne, (qui) n'est jamais la solution".

"La France respecte la souveraineté des Etats et le droit des peuples à se déterminer eux-mêmes (...) mais il y a des valeurs qui sont universelles (...) tous les responsables politiques doivent compter avec elles", a-t-il souligné alors que l'UA a désigné à sa tête le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema, qui dirige depuis plus de trente ans son pays d'une main de fer.

Retrouvant sa casquette de patron des G8 et G20, Nicolas Sarkozy a ensuite renouvelé son soutien à l'Afrique. Et d'abord à sa vieille revendication de décrocher un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

En réponse au président de son assemblée générale, le Suisse Joseph Deiss, qui a évoqué ce serpent de mer onusien, le président a mis les Nations unies au défi de réaliser la réforme en 2011. "Faites-la cette année, n'attendez pas", lui a-t-il lancé sous les applaudissements, "reconnaissez au milliard d'Africains la place à laquelle ils ont droit et la France vous soutiendra !"

Pour arracher le soutien de l'Afrique à son combat pour la régulation des marchés monétaires ou des matières premières, M. Sarkozy a également plaidé pour la mise en place de la très contestée taxe sur les transactions financières, seule possibilité selon lui de tenir les engagements d'aide aux pays les plus démunis. "La France sera prête à mettre en oeuvre les financements innovants, même si les autres pays ne la suivent pas", a-t-il lancé.

Les dirigeants africains ont accueilli avec bienveillance les promesses françaises. Le président de la Commission de l'UA Jean Ping a dit avoir "bon espoir que le G20 permette à l'Afrique de jouer pleinement son rôle" et le président du Malawi Bingu wa Mutharika a salué en Nicolas Sarkozy un "vrai ami de l'Afrique".

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