Népal : après le séisme, l'exode

Quatre jours après le tremblement de terre, les habitants de Katmandou sont de plus en plus nombreux à quitter la ville. La police anti-émeute a été déployée pour calmer les gens sur le départ.

(Ces centaines de personnes attendent les bus pour quitter Katmandou © Reuters-Danish Siddiqui)

L’exode. Alors qu’une partie de Katmandou ne ressemble qu’à un tas de gravats, de plus en plus d’habitants fuient la ville. Le tremblement de terre qui a frappé la capitale népalaise il y a quatre jours tuant au moins 4.700 personnes, laisse une population dans le désarroi, parfois sans eau. Certains n’ont plus que des bananes et du porridge à manger. Des campements de sinistrés ont été installés dans les parcs publics.

Ceux qui ont de la famille à la campagne partent de Katmandou et l’on assistait ce mercredi selon les envoyés spéciaux de France Info, à un "exode urbain". Des centaines d’autobus ultra bondés prennent la route, avec des personnes sur leurs toits. "On n’est pas en sécurité ", "ce n’est pas sain de respirer l’air contaminé ", peut-on entendre.

La police anti-émeute a été déployée pour calmer ces habitants qui quittent la ville. La foule se rassemble pour pouvoir monter à bord des bus, environ 250 ce mercredi. "Nous sommes impatients de pouvoir revenir chez nous pour voir nos familles mais nous ne savons pas quand ils viendront. Je pense que le gouvernement est à la peine ", raconte un étudiant.

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"Cela ressemble à un exode urbain", raconte Philippe Reltien, l'envoyé spécial de France Info à Katmandou
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