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Irak : 22 manifestants tués et 180 blessés dans des violences dans le sud du pays

Jeudi est l'une des journées les plus meurtrières depuis le début, le 1er octobre, de ces manifesations contre le pouvoir.

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Des manifestants irakiens devant le consulat iranien en flammes, le 27 novembre 2019, à Najaf. (AFP)

Des milliers d'Irakiens participent, jeudi 28 novembre, à un immense cortège funéraire à Nassiriya, dans le sud du pays, malgré un couvre-feu imposé peu avant, a constaté un correspondant de l'AFP. Au moins 22 manifestants ont été tués et plus de 180 blessés, plus tôt dans la journée, dans cette ville de 500 000 habitants, ont indiqué des médecins. Des violences ont éclaté dans cette ville après la tentative des forces de l'ordre de reprendre des ponts occupés par des manifestants antigouvernementaux. Face aux tirs ininterrompus, des combattants tribaux armés se sont déployés et ont bloqué l'autoroute qui relie la ville à Bagdad pour, disent-ils, empêcher l'arrivée des renforts policiers ou militaires.

Des manifestants investissent le consulat de l'Iran

Alors que la répression se préparait à Nassiriya, la colère contre l'Iran (très influent voisin de l'Irak) éclatait dans la très symbolique ville sainte chiite de Najaf, plus au nord. Des centaines de manifestants criant "Iran dehors !" et "victoire à l'Irak !" ont brûlé puis investi le consulat de la République islamique dans la ville visitée chaque année par des millions de pèlerins iraniens.

Ces violences marquent une escalade dans le mouvement inédit de contestation du pouvoir. Jeudi est l'une des journées les plus meurtrières depuis le début, le 1er octobre, de cette mobilisation spontanée qui réclame la refonte du système politique et le renouvellement total de la classe dirigeante que les manifestants jugent corrompue et affiliée à diverses capitales qui se disputent l'influence en Irak, en tête desquelles Téhéran.

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