L'envol économique du Kurdistan irakien

Dans un Irak qui replonge dans la violence, la région du Kurdistan est un havre de paix. Erbil, sa capitale, profite à plein de la sécurité retrouvée, et affiche une croissance supérieure à 10 % grâce au pétrole et au retour des expatriés.

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Le 6 août dernier, une série d’attentats provoquait la mort de 40 personnes à Bagdad. Selon les Nations unies, 1000 personnes ont été tuées en Irak en juillet, ce qui en fait le mois le plus meurtrier depuis cinq ans.

Rien de tout cela dans le Kurdistan irakien. La région, autonome depuis 22 ans, dispose de ses propres forces de sécurité. Et surtout ici, on ignore les sanglantes divisions religieuses entre chiites et sunnites.

Cette paix fait revenir les familles exilées, et rassure les investisseurs étrangers exonérés d’impôts durant dix ans. On trouve ici 800 firmes étrangères dont 500 turques.

L’autre pilier de cette croissance est le pétrole. Le sous-sol renferme 45 milliards de barils de brut, le tiers des réserves de l’Irak.