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Mort "probable" d'Abou Zeid, les otages français introuvables

Les informations contradictoires se sont succédé durant 48 heures. Et ce lundi matin, c'est le chef d'état major des armées, l'amiral Guillaud, qui confirme la mort "probable" d'Abou Zeid, l'un des principaux chefs djihadistes. Mais son corps n'a pas été récupéré. Le grand patron des armées affirme par ailleurs ne pas savoir où se trouvent les otages français retenus par les différents groupes islamistes.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Joe Penney Reuters)

Mort "probable" d'Abou Zeid


"C'est probable, mais ce n'est que probable", déclare le chef d'état major des armées au sujet de la mort d'Abou Zeid. "Nous ne pouvons avoir de certitude pour l'instant, parce que nous n'avons pas récupéré le corps", ajoute l'amiral Guillaud. Le chef djihadiste aurait été abattu la semaine dernière dans le massif montagneux des Ifoghas. Mais sa mort n'a jusqu'à présent pas été confirmée avec certitude par les autorités françaises.

L'amiral Guillaud s'est montré encore plus prudent quant au sort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, l'un des principaux chefs d'Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) dont la mort a été annoncée samedi par les autorités tchadiennes. Sa mort a aussitôt été démentie sur un site islamiste.

Les otages introuvables


L'armée française est "en train de casser les reins d'Al Qaïda au Maghreb islamiste et c'était l'objectif tel qu'il nous avait été fixé par le président de la République", ajoute le patron des armées.

Mais s'agissant du sort des 15 otages français, l'amiral Guillaud affirme ne pas savoir où ils se trouvent.
Selon certaines sources, quatre d'entre eux pourraient être retenus dans la zone théâtre des combats les plus violents, ce que dément l'amiral Edouard Guillaud : "Nous pensons savoir que les otages ne sont pas là, sinon, nous ne le ferions pas" (les frappes, ndlr).
Le chef d'état major des armées juge "possible" que les otages français aient été déplacés et "dispersés [...] mais pas forcément dans un autre pays."

  • "Organisation industrielle du terrorisme"


Près de deux mois après le déclenchement des opérations, et au fur et à mesure qu'elle progresse au cœur des positions islamistes dans le nord-est Mali, l'armée française met au jour "une organisation industrielle du terrorisme" , explique l'amiral Guillaud. Avec "plus d'une cinquantaine de caches, une dizaine d'ateliers [...] vingt bombes artisanales" fabriquées "simultanément", ajoute le grand patron des armées.

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