Mardi, les combats entrent dans leur phase finale. Les forces du nouveau régime s'emparent des derniers quartiers.

Le CNT (Conseil national de transition) attend la chute de Syrte pour proclamer définitivement la fin du régime de Kadhafi.

Syrte, le 10 octobre 2011.
Syrte, le 10 octobre 2011. (ARIS MESSINIS / AFP)

Le CNT (Conseil national de transition) attend la chute de Syrte pour proclamer définitivement la fin du régime de Kadhafi.

La "libération totale" de la Libye devrait être proclammé dans les jours voire les heures à venir, ouvrant la voie à la formation d'un gouvernement chargé de gérer la période de transition jusqu'à la tenue d'élections générales.

La région de Syrte, d'où est originaire Mouammar Kadhafi est attaquée par les rebelles, depuis samedi 8 septembre, jour où les soldats du nouveau régime ont pénétré dans la ville.

Outre cette région, les forces du CNT tentent également de prendre Bani Walid, autre bastion du régime déchu. Pourtant, quelques cafouillages et un manque de coordination leur ont fait perdre de nombreux hommes. Les rebelles espèrent que cette ville, située dans le district de Misrata, tombera dans le sillage de la chute de Syrte.

A Syrte, les forces du CNT déclarent ne devoir s'emparer que de "deux kilomètres carrés pour libérer totalement la ville", selon le commandant du front est et chef de la brigade "Libye libre", Wissam ben Ahmed.

Les forces du CNT sont à moins d'un kilomètre de la place centrale autour de laquelle se poursuivent des combats de rue à l'arme automatique. Les combattants se regroupaient avant d'attaquer. Près d'une mosquée, une vingtaine de véhicules étaient garés alors que leurs passagers préparaient leurs armes.

Dans les rues ravagées par la bataille et jonchées de véhicules calcinés, chaque maison est criblée d'impacts de balles ou de bombardements et des traces de sang sont visibles dans tous les bâtiments, selon les journalistes présents sur place. La bataille de Syrte, ville symbole à laquelle les forces du CNT ont donné l'assaut le 15 septembre, a coûté la vie à des centaines de personnes. Les combats de ces derniers jours ont fait près de 70 morts et des centaines de blessés parmi les forces du CNT, selon le personnel des hôpitaux de campagne hors de la ville.

Le conflit en Lybie a débuté le 15 février par une révolte populaire à la suite des révoltes dans les autres pays arabes. Plus de 25.000 personnes y ont déjà péri, selon le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, ancien ministre de la justice du colonel Kadhafi.