Cet article date de plus de treize ans.

Manifestation pour le port du pantalon à Khartoum

Loubna Hussein, Soudanaise, est menacée de 40 coups de fouet en public pour avoir porté un pantalon
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Loubna Hussein devant un tribunal de Khartoum, le 4 août 2009 (© AFP)
Loubna Hussein, Soudanaise, est menacée de 40 coups de fouet en public pour avoir porté un pantalonLoubna Hussein, Soudanaise, est menacée de 40 coups de fouet en public pour avoir porté un pantalon

Plusieurs dizaines de femmes se sont rassemblées mardi devant un tribunal de Khartoum afin de la soutenir.

L'ancienne journaliste qui travaille aujourd'hui pour le service de pressede l'Onu, a été arrêtée avec douze autres femmes lors d'une fête début juillet dans un restaurant de la capitale soudanaise et inculpée de comportement indécent.

Les manifestantes, certaines en pantalon, brandissaient des banderoles où l'on pouvait lire "Pas de retour à l'âge des ténèbres" et criaient des slogans contre une loi "hostile aux femmes, contraire à l'islam et aux droits fondamentaux".

Des policiers sont intervenus pour dégager les rues autour de ce rassemblement.

En pantalon devant le tribunal


Mercredi dernier, l'accusée a comparu en pantalon devant le tribunal, ce qui avait provoqué une importante cohue dans le prétoire, plein à craquer en raison de la publicité donnée par l'intéressée à son cas qu'elle présente comme emblématique des restrictions imposées aux femmes dans la capitale.

L'audience avait alors été ajournée après un débat entre avocats sur l'éventuelle immunité de l'accusée en tant qu'employée des Nations unies, un statut dont Loubna Hussein a décidé de ne pas se prévaloir pour laisser l'affaire être jugée au fond.

Des observateurs des ambassades de France, de Suède, du Canada et d'Espagne, des personnalités politiques et des dizaines de militantes féministes en pantalon et en jeans avaient assisté à la première audience.

Usage du fouet interdit


A New York, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fait part la semaine dernière de sa "profonde préoccupation".

"L'usage du fouet est contraire aux normes internationales. J'invite tous les protagonistes à respecter leurs devoirs conformément à l'ensemble des textes internationaux pertinents", a-t-il dit.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.