Mali : le raz-de-marée électoral d'Ibrahim Boubacar Keïta (77,61%)

"IBK", dont l'élection était déjà reconnue, a officiellement obtenu 77,61 % des voix lors du second tour. Cette incontestable victoire, reconnue par son adversaire, va donner au nouvel homme fort du Mali l'autorité nécessaire pour s'attaquer aux nombreux défis qui attendent le Mali. La participation malienne a été forte. 

(Reuters)

Les résultats officiels de l'élection présidentielle au Mali ont été dévoilés, jeudi 15 août. Le ministre malien de l'Administration du territoire (Intérieur), le général Moussa Sinko Coulibaly, a proclamé en fin de matinée les résultats " provisoires complets  " du second tour.

Ibrahim Boubacar Keïta (dit "IBK"), dont la victoire était déjà reconnue, a officiellement obtenu 77,61 % des voix lors du second tour. Cela correspond à 2,35 millions d'électeurs. En nombre de voix, IBK double quasiment son score du premier tour. En comparaison, Soumaïla Cissé n'a gagné que 70 000 voix de plus qu'au premier tour. 

Le nouveau président du Mali a justifié son score par une relation "fusionnelle " développée avec son électorat pendant la campagne."Quand vous sentez cette fusion profonde avec votre peuple, vous êtes un homme en paix.", avait-il déclaré la veille de l'élection. 

La participation, en baisse, reste forte

Malgré les menaces d'attentats de groupes djihadistes, malgré la défiance, dans le nord du pays, de la minorité touareg, cette élection présidentielle s'est déroulée pacifiquement. La participation a de nouveau été très élevée. 

Selon le ministère de l'administration territoriale, la participation s'est élevée à 45,78 %, contre 49 % au premier tour le 28 juillet. a forte, très forte baisse du nombre de bulletins nuls. Il a également recensé une forte baisse du nombre de bulletins nuls : 403 000 au premier tour selon les résultats provisoires. Pour le second tour, le ministre a donné le chiffre d'environ 93 000 bulletins nuls.

Cette victoire devrait donner à IBK la marge nécessaire pour oeuvrer à a restauration de l'autorité de l'Etat au Mali, principale mission du nouveau président.