Mali : l'Élysée confirme la mort d'Abou Zeïd

Abou Zeïd, l'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), est bien mort lors des opérations militaires menées début mars par les forces françaises et tchadiennes dans le nord du Mali, selon l'Élysée. Des tests ADN auraient permis de confirmer son décès.

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Abou Zeïd, l'un des dirigeants les plus importants d'Al Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI), est bien mort. "Le président de la République le confirme de manière certaine ", indique un communiqué de l'Élysée. Un décès confirmé par des analyses ADN. 

Le 4 mars, le bruit avait couru que ce chef djihadiste
avait perdu la vie, après des bombardements de l'armée française au nord
du Mali. L'amiral Guillaut avait alors parlé de "mort probable ". Quelques jours plus tôt, c'est le président tchadien en
personne, Idriss Deby, qui avait affirmé qu'Abou Zeïd avait bien été tué, mais
par les balles de l'armée tchadienne.

Une vingtaine d'enlèvements à son actif

Abdelhamid Abou Zeïd est l'"émir" d'Al Qaïda au
Maghreb Islamique (AQMI). Il est considéré comme l'auteur d'une vingtaine
d'enlèvements d'occidentaux ces cinq dernières années dans le Sahara mais aussi
comme le responsable de plusieurs exécutions, dont celle du Français Michel Germaneau en 2010. Un autre responsable d'Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, est aussi présumé lors de ses combats dans les Ifoghas. Mais son décès n'a pas été confirmé.