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Lors d'un sommet à New York, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a plaidé mercredi la fin du sida d'ici dix ans

"Aujourd'hui, nous nous réunissons pour mettre fin au sida. C'est notre objectif: la fin du sida d'ici dix ans, zéro nouvelle infection, zéro traumatisme et zéro mort liée au sida", a-t-il lancé devant une trentaine de chefs d'Etat.Le sida contamine encore 7.000 personnes par jour. Carla Bruni-Sarkozy s'est adressée au sommet dans un message vidéo.
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Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. (AFP/Mustapha Ozer)

"Aujourd'hui, nous nous réunissons pour mettre fin au sida. C'est notre objectif: la fin du sida d'ici dix ans, zéro nouvelle infection, zéro traumatisme et zéro mort liée au sida", a-t-il lancé devant une trentaine de chefs d'Etat.

Le sida contamine encore 7.000 personnes par jour. Carla Bruni-Sarkozy s'est adressée au sommet dans un message vidéo.

L'objectif est "de créer une société sans sida d'ici 2015. Comment pouvons-nous faire cela ? En donnant aux futures mères le pouvoir de connaître leur statut à l'égard du VIH, en leur donnant accès aux médicaments qui sauvent des vies", a-t-elle dit.

Le chef de l'ONU a expliqué que l'un des objectifs premiers était de permettre à tous les malades de bénéficier d'un traitement. "Aujourd'hui la nature du défi a changé", a-t-il insisté. "La réunion
historique d'aujourd'hui est un appel à l'action".

Le sommet qui dure trois jours doit décider du nombre de personnes qui pourront bénéficier d'un traitement et des financements. Cette dernière question fait l'objet d'âpres négociations.

70 pays ont réussi à stabiliser la maladie mais 1,8 million de personnes meurent encore du sida chaque année dans le monde en développement.

Au terme de ce sommet de trois jours, trente ans après la découverte du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), seront redéfinis les engagements de la communauté internationale pour lutter contre cette pandémie.

Le président rwandais Paul Kagamé a rappelé que l'Afrique était la première cible du sida, même si le taux d'infection est désormais en recul. "La prévention marche, les traitements sauvent des vies", a-t-il dit. En Afrique, il y avait 2,2 millions d'infections en 2001, chiffre ramené à 1,8 million en 2009, a-t-il souligné.

Ali Bongo, son homologue gabonais, a estimé que les ressources actuellement allouées à l'Afrique demeuraient "insuffisantes au regard de l'ampleur des effets du VIH/sida sur le continent".

Dans un message, le président américain Barack Obama a salué la tenue du sommet et souligné que davantage de coordination était nécessaire. "Ensemble, nous pouvons nous rapprocher de notre vision d'un monde sans sida", a-t-il dit dans un communiqué.

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