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Libération de prisonniers politiques en Birmanie : un pas de plus vers la démocratie

La Birmanie a libéré aujourd'hui des prisonniers politiques de premier plan. Une amnistie qui était réclamée sans relâche par l'Occident. Le président Sarkozy a salué "le pas important" que représente cette décision. Il s'est entretenu avec Aung San Suu Kyi à qui il a décidé de décerner la Légion d'honneur. Depuis son installation en mars 2011, le gouvernement civil issu des élections législatives de 2010 boycottées par l'opposition a entamé un processus de réformes, même si le pays reste dans les faits dirigé par l'armée, qui le tenait depuis 1962.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Les autorités birmanes ont annoncé aujourd'hui la libération d'au moins 200 prisonniers politiques dans le cadre d'une amnistie qui devrait concerner au total 651 détenus. Un pas important vers la démocratie.
Nicolas Sarkozy s'est entretenu aujourd'hui au téléphone avec l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en  1991, peu avant une visite en Birmanie du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Dans un communiqué, l'Elysée indique que le chef de l'Etat a "rendu un hommage solennel au courage politique dont Mme Aung
San Suu Kyi a fait preuve au service de la démocratie et de la liberté en Birmanie, tout particulièrement au cours de ses
nombreuses années d'assignation à résidence
".
Il lui a fait part de sa décision de lui attribuer les insignes de Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur "en témoignage de son engagement exemplaire ", une décoration qui lui sera remise lors de la visite d'Alain Juppé en Birmanie les 15 et 16 janvier.

Lors de son entretien, Nicolas Sarkozy a exprimé son soutien au processus de réformes engagé en Birmanie et "souligné les
très fortes attentes de la France à l'égard du gouvernement birman, en particulier l'indispensable libération de tous les
prisonniers politiques, la réconciliation nationale à travers le dialogue avec chaque minorité, et le caractère libre et transparent que doivent revêtir les élections législatives partielles du 1er avril prochain
".
Des élections auxquelles se présenteront Aung San Suu Kyi et d'autres candidats de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Après avoir ouvert le dialogue avec son opposante la plus connue, le gouvernement a aussi conclu un cessez-le-feu avec la rébellion de l'ethnie karen, qui se bat depuis un demi-siècle pour que le pouvoir central accorde plus d'autonomie à l'Etat karen.
Avec tous ces efforts, les autorités espèrent ainsi desserrer l'étau des sanctions économiques qui frappent le pays et attirer des investisseurs.

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