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Les Palestiniens exigent que le Premier ministre israélien accepte comme base de négociations les lignes de 1967

"La position de Netanyahu est un rejet officiel de l'initiative de M. Obama, de la légalité internationale et du droit international", a déclaré le porte-parole du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.Les autorités palestiniennes demanderont en septembre leur reconnaissance comme Etat-membre des Nations unies, a dit un haut responsable palestinien.
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Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne / 2009 (AFP)

"La position de Netanyahu est un rejet officiel de l'initiative de M. Obama, de la légalité internationale et du droit international", a déclaré le porte-parole du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.

Les autorités palestiniennes demanderont en septembre leur reconnaissance comme Etat-membre des Nations unies, a dit un haut responsable palestinien.

Ce dernier a appelé Barack Obama à aller au-delà de son ralliement à un retour aux frontières de 1967.

Nabil Chaas, conseiller du président Mahmoud Abbas, a exhorté les Etats-Unis à se rallier aux pays ayant déjà reconnu l'existence d'un Etat palestinien qui engloberait notamment la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

Barack Obama a entériné jeudi l'idée d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967, antérieures à la guerre des Six-Jours et à la conquête de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est par Israël. Mais il a déconseillé aux Palestiniens d'isoler Israël à l'Onu.

"Les actes symboliques destinés à isoler Israël aux Nations unies en septembre ne créeront pas un Etat indépendant", a dit le président américain, qui insiste pour une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens.

Pour l'Autorité palestinienne, qui se dit contrainte d'agir du fait du blocage du processus de paix, l'objectif est d'"internationaliser" la recherche d'une solution au conflit au Proche-Orient.

Mais un autre responsable palestinien, Nabil Abou Rdainah, a précisé que cette initiative unilatérale devant l'Assemblée générale des Nations unies pourrait être suspendue si Israël accepte de revenir à son moratoire sur les implantations juives en Cisjordanie.

C'est cette question du gel des colonies qui a conduit à l'arrêt prématuré des négociations que Barack Obama avait relancées en septembre dernier, Israël refusant de prolonger le moratoire.

Il semble peu probable qu'Israël saisisse la perche tendue par Nabil Abou Rdainah. En visite à Washington, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçu à la Maison Blanche, a rejeté l'appel de Barack Obama à un retour aux frontières de 1967.

M. Netanyahu a taxée les lignes d'armistice de 1967, d'"indéfendables" et a estimé que la paix ne pouvait pas s'édifier "sur des illusions".

Le président américain s'était prononcé jeudi pour la première fois pour un Etat palestinien sur cette base, moyennant des échanges de territoire négociés.

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