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Les négociations israélo-palestiniennes pourraient reprendre, selon John Kerry

Le secrétaire d'État américain concluait vendredi soir sa sixième mission de paix au Proche-Orient depuis février dernier. John Kerry a pour la première fois assuré que les bases d'une future reprise des négociations israélo-palestiniennes étaient désormais jetées, initiative saluée par l'Autorité palestinienne et Israël, mais rejetée par le Hamas. Si tout se passe bien, des discussions pourraient avoir lieu sous peu à Washington.
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Radio France
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  (Reuters)

La déclaration est encore quelque peu alambiquée : "Nous sommes parvenus à un accord qui jette les bases d'une reprise des négociations directes sur un statut définitif entre Israéliens et Palestiniens ". Mais John Kerry n'a pas voulu entrer dans les détails.

Vendredi soir, le secrétaire d'État américain, nommé en février dernier, a conclu une sixième mission de paix au Proche-Orient apparemment bien plus fructueuse que les précédentes. Car même si l'accord, "en cours de formalisation ", ne préjuge en rien de l'issue de négociations qui restent encore à l'heure actuelle hypothétiques, il s'agit quand même d'une avancée importante en faveur de la paix dans la région. Washington pourrait bientôt servir de théâtre à des discussions initiales entre les deux parties. Les négociateurs des deux camps doivent se retrouver dans la capitale fédérale américaine dès la semaine prochaine.

Une première en près de trois ans

Israéliens et Palestiniens pourraient donc de nouveau aborder ensemble, au cours de discussions directes, leur avenir commun. Depuis septembre 2010, et l'interruption brutale des négociations à Washington entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, cela n'a plus été le cas.

"Personne ne croit que les divergences de longue date entre les deux parties seront résolues du jour au lendemain ou juste effacées. Nous sommes conscients que face aux défis, il faudra faire des choix très difficiles dans les jours à venir" (John Kerry)

Depuis, le conflit s'enlise, sans qu'aucun espoir ne se lève à l'horizon. Côté palestinien, on exige l'arrêt de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, tandis qu'Israël ne donne aucun signe en ce sens. Il y a un peu plus d'un an, le président de l'Autorité palestinienne avait écrit au Premier ministre israélien, pour proposer une reprise des négociations sur la base des frontières d'avant 1967.

Satisfaction quasi-générale

L'accord obtenu par John Kerry a été salué vendredi soir par l'Autorité palestinienne. Le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, s'est exprimé dans un communiqué publié par l'agence officielle WAFA, saluant des "progrès [...] qui ont rendu possible un accord sur des principes permettant la reprise des négociations ", mais notant dans le même temps qu'"il restait des détails à régler ".

Dans le même temps, Israël, par la voix de sa ministre de la Justice et négociatrice en chef Tzipi Livni, a souligné que "des années de marasme (approchaient) de leur fin ". Dans un communiqué, la ministre se montre enthousiaste après "de longs mois de scepticisme et de cynisme ".

Seul accroc, attendu, à l'unanimité des réactions, le rejet par le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza, de la reprise des négociations. Un porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri, a été très clair dans sa déclaration à l'AFP : "M. Abbas n'a aucune légitimité pour négocier au nom du peuple palestinien sur des questions fondamentales ".

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