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Les militaires manifestent en Côte d’Ivoire

Ce mardi, des militaires manifestent dans les principales villes de Côte d’Ivoire pour demander de l’avancement et de meilleures soldes. Le ministre de la Défense demande aux militaires de "regagner leurs postes".
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Radio France
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  (Les militaires ivoiriens réclament de meilleures soldes © Reuters-Luc Gnago)

La colère des militaires ivoiriens. Ils manifestent ce mardi à Abidjan et dans les grandes villes de Côte d’Ivoire. Ils réclament plus de rémunération et le paiement de leur avancement accordé en 2007 et qui n'a toujours pas été versé. "Nous voulons notre argent, le rappel de trois ans d'arriérés de primes ", a expliqué à l'AFP un soldat.

Le mouvement a été lancé à Bouaké, la deuxième ville du pays, où les militaires ont posé des barricades. A Abidjan, quelques dizaines de pompiers et de soldats gênent le trafic du quartier administratif. "Nous manifestons pour réclamer nos droits. Durant deux jours nous allons paralyser les principales villes de l'intérieur. Si nous n'avons pas gain de cause, le troisième jour nous allons nous attaquer aux institutions bancaires ", a menacé un officier basé à Abidjan.

Le ministre de la Défense promet des mesures

"La colère a gagné partout dans les casernes, notamment le camp d'Akouédo ", a expliqué un officier. L'état-major est en discussion avec les manifestants. Le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi a demandé aux militaires de regagner leur poste lors d’une déclaration télévisée. Il a également annoncé le le paiement d'arriérés de soldes et de frais de déplacement et une meilleure couverture de frais de santé.

Outre les problèmes de soldes, ce mouvement illustre le caractère inachevé de la réintégration des anciennes milices pro-Ouattara dans l'armée. Cela montre aussi la lenteur de la justice ivoirienne à sanctionner les crimes perpétrés par les deux camps lors de la crise post-électorale.

La télévision de Bouaké brièvement occupée

L'intervention du ministre de la Défense n'a pas calmé certains manifestants. Mardi soir, des militaires non armés ont investi la télévision régionale de Bouaké. "Ils sont venus prendre la station régionale de la RTI (Radio télévision ivoirienne) de Bouaké " avec l'espoir de diffuser un message portant leurs revendications, a expliqué un journaliste, sous couvert d'anonymat. Vers 19h, selon un journaliste de l'AFP, les militaires sont repartis.

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