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Les cinq mots-clé du bilan d'Obama

A l'aube de 2014, personne n'échappe à l'exercice du bilan. Le président américain s'y est plié lors de sa conférence de presse de fin d'année. Constat mitigé pour les USA, entre indicateurs économiques au vert et querelles politiques explosives. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
 (Larry Downing Reuters)

2013  : succès ou annus horribilis pour Barack Obama ?
Lors de sa conférence de pre sse de fin d'année, le président a tiré les conclusions de sa
cinquième année à la présidence des USA. Avant d'aller chercher, plutôt épuisé,  "sommeil et soleil " durant
les deux semaines de vacances qui se profilent devant lui. Retour sur les dossiers
du président. 

OBAMACARE |  Le 14 novembre, Barack Obama multipliait durant une conférence de presse les excuses pour les ratés de sa réforme de la santé, emblématique de sa
présidence au point d'en porter son nom. L'assurance santé, qui vise à doter tout le pays d'une
couverture maladie, a bien été lancée après un passage en force au Sénat et à
la Chambre. Mais le lancement de l'Obamacare est retombé comme un soufflé
lorsque le site du programme, sur lequel les américains devaient s'inscrire
pour avoir accès au programme de "soins abordables ", a planté. Mal
conçu, le site n'arrivait à supporter qu'un nombre de connexions simultanées. Plus
d'un mois après les premiers dysfonctionnements, le site plante toujours
régulièrement
. Un énième "nouveau départ " des inscriptions sera lancé
le 1er janvier 2014.

SHUTDOWN |  A force de jouer à qui irait le plus loin, le
gouvernement américain a fermé boutique dans un "shutdown" aussi
médiatisé que spectaculaire. Une fermeture partielle des services fédéraux durant
deux semaines qui a surpris les américains. "Espérons que, avec le
shutdown, les gens ont compris la leçon en ce qui concerne les stratégies
jusqu'au-boutistes", a lancé le président. Le shutdown est en effet le
point culminant de la bataille entre démocrates et conservateurs concernant le
budget de l'Etat. Les républicains, qui ont le contrôle de la Chambre des
représentants, ont court-circuité tout projet de budget pour l'Etat jusqu'au
shutdown. Un combat surtout mené par le Tea Party, mouvance ultraconservatrice
du parti républicain.

NSA |  Les écoutes pratiquées à grande échelle par l'Agence de
Sécurité Nationale (NSA) et dénoncées en juin par Edward Snowden ont choqué,
mais n'ont pas vraiment entamé le crédit porté à l'administration. C'est
lorsque l'affaire s'est révélée être internationale que de nombreux mécontents
ont fait savoir leur colère. Plusieurs dirigeants étrangers, dont Angela
Merkel
, ont été très contrariés d'apprendre qu'ils étaient sur écoute. Par ailleurs, cette affaire a sans doute coûté un contrat aux USA. L'armée de l'air brésilienne n'a en effet par retenu la candidature de Boeing pour fournir des avions de chasse au Brésil.

CROISSANCE |  Ca y est, c'est reparti : l'économie sourit au
président, creusant à nouveau l'écart avec les autres pays. En novembre 2013, les USA affichaient un taux
de chômage de 7%, son plus bas niveau en cinq ans. La croissance a repris et
elle dépasse les prévisions : le troisième bilan de l'année du Bureau d'analyses économiques américain a vu le PIB croitre
de 4,1% au lieu des 3.6% prévus, grâce à la hausse de la consommation des ménages.
Une respiration pour le président Obama, qui rééquilibre son bilan annuel grâce
au climat économique positif.

A SUIVRE |  Si le président s'accorde deux semaines de vacances ,
il aura du pain sur la planche à son retour. 2014 sera "une année d'action ",
a-t-il prophétisé. Au programme, de nouveaux acquis sociaux (obtenir du Congrès
un allongement de la durée d'indemnisation des chômeurs et un relèvement du
salaire minimum) qui vont encore faire grincer des dents du côté du GOP, le
relèvement du plafond de la dette à faire passer devant le Congrès, et une de
ses promesses de campagne, la réforme de l'immigration. Une autre source de
dissension majeure dans l'opposition, entre élus à l'écoute de l'électorat
latino et des milieux d'affaires favorables à la régularisation des sans-papiers,
et ceux qui ne veulent pas "gracier" les clandestins. La clé : reprendre le contrôle de la Chambre des
représentants et garder le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat,
en octobre, pour contrôler les deux chambres du Congrès et faire passer les
réformes sans être bloqué par les Républicains.

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