Les catastrophes météo de 2013 liées au réchauffement climatique

D'après l'agence météorologique de l'ONU, les phénomènes extrêmes recensés en 2013, comme les tempêtes et les inondations en France, ont un lien avec le réchauffement climatique. Ceux qui doutent de la main de l'homme seraient moins nombreux, mais aucune décision d'ampleur n'a encore été prise.

(Maxppp)

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a listé les phénomènes remarquables vécus en 2013 : une
canicule sans précédent en Australie, un typhon meurtrier aux Philippines et en
France, un hiver proche du record de chaleur, une série de tempêtes et d'inondations.
Selon l'agence de l'ONU, ce n'est pas le nombre de faits impressionnants
qui est inquiétant, mais les mesures toujours attendues contre le réchauffement
du climat.

Une dangerosité accentuée des phénomènes

L'OMM relève dans son
rapport publié lundi à Genève
que 2013 s'est classée au sixième rang
des années les plus chaudes jamais enregistrées. Si le nombre de phénomènes
météo extrêmes lui semble aux spécialistes internationaux, leur ampleur semble plus inquiétante.

L'étude fait état de "pluies plus abondantes et de vagues de chaleur plus
intenses
"
  avec des conséquences plus graves, dues notamment à la hausse du niveau de la mer. Le Secrétaire
général de l'OMM, Michel Jarraud, cite "la tragique illustration"  du typhon Haiyan.
Son passage a fait 8.000 morts et disparus en novembre 2013, dans l'une des
régions les plus pauvres des Philippines.

En France : tempêtes et hiver chaud

La France figure dans le
rapport de l'OMM pour une série de tempêtes et "des pluies supérieures de 40% à
la moyenne étudiée sur le long terme."
 L'agence météorologique des Nations unies cite la Bretagne
et la façade atlantique pour les pluies les plus fortes
depuis 1959. La chaleur
hivernale est référencée comme étant la plus forte depuis 1900.

Le ciel peut attendre

Sans s'engager sur des
prévisions à long terme, l'Organisation météorologique mondiale estime toutefois que la
répétition des faits météorologiques violents est plausible.

"Les changements climatiques
entraînent une nette augmentation de la probabilité d'occurrence de certains
phénomènes extrêmes."

Le bilan 2013 a été établie par l'OMM avec
pessimisme, puisque le réchauffement ne marque aucune pause. Selon son
responsable, Michel Jarraud, si le nombre de sceptiques du
réchauffement climatique diminue, l'absence de décision est pénalisante. "Plus les actions
seront retardées, plus l'impact sera important et parfois pour des siècles."