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Le président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh "ne va pas revenir dans son pays", a affirmé un responsable saoudien

Le président yéménite, hospitalisé à Ryad après une attaque contre son palais à Sanaa le 3 juin, "ne va pas revenir dans son pays", a affirmé vendredi à l'AFP un responsable saoudien qui a requis l'anonymat."Le lieu de sa résidence n'a pas encore été fixé", a ajouté ce responsable, laissant entendre qu'il pourrait quitter l'Arabie saoudite.
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Ali Abdallah Saleh est président du Yémen depuis 1978. (AFP - Mohammed Huwais)

Le président yéménite, hospitalisé à Ryad après une attaque contre son palais à Sanaa le 3 juin, "ne va pas revenir dans son pays", a affirmé vendredi à l'AFP un responsable saoudien qui a requis l'anonymat.

"Le lieu de sa résidence n'a pas encore été fixé", a ajouté ce responsable, laissant entendre qu'il pourrait quitter l'Arabie saoudite.

Des informations contradictoires circulent sur l'état de santé de M. Saleh, alors que les responsables yéménites assurent qu'il va rentrer à Sanaa pour exercer le pouvoir lorsqu'il sera rétabli.

Le président Ali Abdallah Saleh a juré jeudi de surmonter la crise politique dans laquelle son pays est plongé depuis six mois et réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention de quitter le pouvoir.

Le chef de l'Etat yéménite se remet en Arabie saoudite des blessures au torse et au visage subies lors de l'attaque de son palais au début du mois mais son état lui a permis de téléphoner au roi Hamad du Bahreïn pour l'informer de son intention de tenir bon, rapporte les médias yéménites. "Le Yémen est capable de surmonter la crise et de remplir les intérêts supérieurs du peuple yéménite", a-t-il dit au souverain du petit royaume membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Saleh a refusé par trois fois de signer un compromis proposé par les pétromonarchies du Golfe suggérant qu'il quitte le pouvoir d'ici un mois en échange d'une immunité pour lui-même et son entourage.

Des membres de l'opposition politique yéménite ont écarté mercredi une offre du CCG de relancer sa médiation avec Saleh, dont ils réclament le départ depuis six mois. Des groupes de jeunes opposants sur lesquels les partis d'opposition ont peu d'influence ont, eux aussi, refusé dans le passé les propositions du CCG, refusant d'accorder une quelconque immunité à Saleh.

Pour sa part, le chef tribal Sadek al Ahmar, passé à l'opposition, a invité le vice-président Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui assure l'intérim de Saleh, à former un gouvernement de transition pour sortir de la crise actuelle.

Le pays est confronté à la fois à des manifestations pour la démocratie, une rébellion chiite au Nord, une insurrection séparatiste au Sud et un activisme croissant d'Al Qaïda dans la même région.

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