Le président iranien met en garde contre toute attaque du pays, qui vise selon lui à contrer son influence croissante.

Dans une interview parue lundi dans un quotidien égyptien, Mahmoud Ahmadinejad a vivement réagi aux déclarations du président israélien Shimon Peres, qui évoquait ce week-end la probabilité d"attaquer l"Iran, et ce alors que l"AIEA s"apprête à dévoiler un rapport accablant sur le programme nucléaire iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors de la 65e assemblée générale de l\'ONU, le 23 septembre 2010.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors de la 65e assemblée générale de l'ONU, le 23 septembre 2010. (AFP/Emmanuel Dunand)

Dans une interview parue lundi dans un quotidien égyptien, Mahmoud Ahmadinejad a vivement réagi aux déclarations du président israélien Shimon Peres, qui évoquait ce week-end la probabilité d"attaquer l"Iran, et ce alors que l"AIEA s"apprête à dévoiler un rapport accablant sur le programme nucléaire iranien.

"L'Iran a augmenté ses capacités et continue à progresser, et pour cette raison il est capable de rivaliser dans le monde. Maintenant Israël et l'Occident, en particulier l'Amérique, redoutent les capacités et le rôle de l'Iran ", a déclaré le président Ahmadinejad dans le quotidien Al-Akhbar.

Pour le président iranien, les Etats-Unis et Israël cherchent à frapper l"Iran pour contrer son influence grandissante. "Aussi essaient-ils d'obtenir un soutien international pour une opération militaire destinée à supprimer l'influence de l'Iran. Les arrogants doivent savoir que l'Iran ne leur permettra pas d'agir contre lui", a-t-il averti.

L'AIEA doit publier mardi un rapport qui, selon des sources diplomatiques occidentales, étaye les soupçons quant à un caractère militaire du programme nucléaire iranien, une accusation que M. Ahmadinejad a une nouvelle fois formellement démentie dans cet entretien. A quelques jours de la publication de ce rapport, le président israélien Shimon Peres a prévenu qu'une attaque militaire contre l'Iran était "plus proche qu'une option diplomatique". Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé avait alors fait part ce week-end de son désaccord avec une telle éventualité, qui serait « déstabilisatrice » à ses yeux.

Le président iranien a pour sa part renvoyé ces menaces à l'Etat hébreu lui-même: "Washington veut sauver l'entité sioniste, mais il n'en sera pas capable. Cette entité peut être comparée à une transplantation de foie dans un corps qui l'a rejeté. Oui, elle va s'écrouler, et sa fin sera proche".