Le président de la République a reçu vendredi les familles des cinq otages français enlevés au Niger

Selon l'Elysée, l'entrevue, qui s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a duré une heure. Aucun détail n'a filtré sur sa teneur.La chaîne Al-Jazira avait diffusé jeudi une image fixe des sept otages, dont cinq Français, enlevés au Niger par Aqmi

Sur la photo, les sept otages, dont cinq Français, sont assis devant leurs ravisseurs en armes
Sur la photo, les sept otages, dont cinq Français, sont assis devant leurs ravisseurs en armes (Al -Jazira)

Selon l'Elysée, l'entrevue, qui s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a duré une heure. Aucun détail n'a filtré sur sa teneur.

La chaîne Al-Jazira avait diffusé jeudi une image fixe des sept otages, dont cinq Français, enlevés au Niger par Aqmi

L'image est accompagnée, précise Al-Jazira, d'un enregistrement sonore où plusieurs personnes répondent à tour de rôle à des questions posées en français par un inconnu. L'enregistrement a été mis en ligne sur un site islamiste.

Pour le Quai d'Orsay qui a authentifié le cliché, il s'agit d'un "signe encourageant".

La photographie montrant sept personnes, dont cinq Français, détenues au Sahel par Aqmi "a été authentifiée" et "constitue un signe encourageant dans la mesure où elle montre tous les otages en vie", a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Sept personnes sont photographiées assises à même le sol, sur un terrain sablonneux, et des hommes en armes se tiennent derrière elles. Al-Jazira n'a pas précisé pas à quelle date la photo a été prise.

Sur le cliché original, une personne a le visage flouté, ce qui indique qu'il pourrait s'agir de la seule femme du groupe, les jihadistes ayant l'habitude de ne pas montrer les traits des femmes dans leurs vidéos ou documents filmés. Afin de respecter la dignité des otages, France Télévisions a choisi de flouter tous les visages de la photo.

Les voix des otages mises en ligne sur Internet
Sur un enregistrement sonore diffusé par un site islamiste, au moins quatre otages, présentés comme des Français
, sont notamment interrogés sur leur état-civil et les circonstances de leur enlèvement. Le document porte la mention en français «Photos et enregistrement audio pour les otages français au Niger».

"Nous avons été enlevés la nuit dans notre logement (...) par un groupe d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et nous sommes détenus à l'heure actuelle par Aqmi", déclare l'un des otages après avoir décliné son identité.

Il était interrogé en français par un homme qui lui demandait de dire par qui il avait été enlevé.

Trois autres personnes, se présentant comme des Français, dont une femme, ont également décliné leur identité et dit chacun à son tour avoir été "enlevé et détenu par Aqmi", selon l'enregistrement audio d'une durée de 4 minutes et 5 secondes accompagné du cliché publié sur le site.

La France attend les revendications d'Aqmi
Sept personnes, dont un cadre d' Areva et son épouse, tous deux de nationalité française, et cinq employés de Satom (trois Français, un Malgache et un Togolais) ont été enlevés à leur domicile à Arlit (Niger) dans la nuit du 15 au 16 septembre.
Leur enlèvement a été revendiqué par Aqmi.

Dans son communiqué de revendication, l'organisation précisait qu'elle ferait parvenir ultérieurement à Paris des "demandes légitimes". Dans le même temps, elle mettait en garde les autorités françaises contre toute opération visant à libérer les otages enlevés il y a une semaine au Niger.

Hervé Morin a déjà ouvert la porte jeudi 23 septembre à une forme de négociation en déclarant que la France espérait "pouvoir entrer en contact avec Al-Qaïda". Le lendemain, le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, a répété que la France était prête à "engager le contact à tout moment" avec Aqmi tout en assurant qu'une opération militaire n'était pas à l'ordre du jour.

Mais le lundi 27 septembre, le ministre de la Défense faisait ce constat : "la France attend toujours les revendications" des ravisseurs "pour discuter".

Selon une source malienne, les otages sont "détenus entre les déserts malien et algérien", dans la zone du Timétrine, une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

Carte du Sahel et des zones déconseillées aux professionnels et aux touristes en raison de la présence d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avec localisation des principaux sites miniers en Mauritanie, au Mali et au Niger.