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Le président Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt abandoner le pouvoir, mais pas à ses opposants.

Depuis le début de l'année, des révoltes populaires ont éclaté au Yémen. Le président contesté, Ali Abdallah Saleh a déclaré, samedi, disposé à quitter le pouvoir dans les jours à venir.
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Des protestants anti-gouvernement, le 8 octobre 2011. (MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Depuis le début de l'année, des révoltes populaires ont éclaté au Yémen. Le président contesté, Ali Abdallah Saleh a déclaré, samedi, disposé à quitter le pouvoir dans les jours à venir.

"Je rejette le pouvoir et continuerai de le rejeter, et je quitterai le pouvoir dans les jours qui viennent", a dit dans son allocution celui qui est aux commandes du Yémen depuis 33 ans.

"Je ne veux pas le pouvoir, et je l'abandonnerai dans les jours prochains", a-t-il dit aussi dans son discours retransmis par les médias officiels M. Saleh, dont le départ est réclamé depuis fin janvier par un mouvement de contestation populaire. "J'appelle mes partisans à persévérer et à faire face à tout défi", a-t-il continué.

Le politologue yéménite Abdoulghani al Iriani s'est montré sceptique face à cette annonce. "Je ne pense pas qu'il y ait là quoi que ce soit de neuf. Je me souviens qu'il a dit par le passé qu'il était prêt à quitter le pouvoir; aussi, je ne pense pas qu'il croit à ce qu'il dit", a-t-il déclaré.

A trois reprises, le président Saleh a refusé de signer l'accord de transfert du pouvoir mis au point par les médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG). L'opposition affirme que le gouvernement paralyse les négociations depuis que Saleh est rentré fin septembre d'Arabie saoudite, où il a reçu des soins pendant trois mois, après la tentative d'assassinat dont il a été victime le 3 juin dernier.

M. Saleh a annoncé qu'il allait convoquer une réunion du Parlement dans les prochains jours, sans préciser pourquoi. es forces qui sont fidèles au président, commandées par des membres de sa famille, se sont opposées ces dernières semaines aux unités dissidentes de l'armée à Sanaa.

Dans une interview au Time et au Washington Post publiée le 29 septembre, M. Saleh a affirmé qu'il ne quitterait pas le pouvoir si ses anciens alliés devenus ses opposants étaient autorisés à participer à des élections, estimant que cela mènerait à une guerre civile.

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