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Le parquet a requis la peine de mort à l'encontre de deux accusés d'avoir contribué aux attentats d'avril dernier.

'Le 28 avril dernier, 17 personnes, dont 8 Français, avaient trouvé la mort au cours d"un attentat dans un café de la très touristique place Jamaa El-Fna. Au dernier jour du procès des neuf accusés au tribunal anti-terroriste de Salé, près de Rabat, le parquet a requis la peine de mort à l"encontre de deux d"entre eux.
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'Le 28 avril dernier, 17 personnes, dont 8 Français, avaient trouvé la mort au cours d"un attentat dans un café de la très touristique place Jamaa El-Fna. Au dernier jour du procès des neuf accusés au tribunal anti-terroriste de Salé, près de Rabat, le parquet a requis la peine de mort à l"encontre de deux d"entre eux.

Selon l'acte d'accusation, les prévenus sont coupables d'avoir "porté gravement atteinte à l'ordre public, assassinat avec préméditation (..) et appartenance à un groupe religieux interdit". Les avocats des parties civiles avaient demandé la prison à vie plutôt que la peine capitale, au nom de la démocratie au Maroc, tout en estimant que les preuves de la culpabilité des suspects étaient désormais "établies".

Le parquet a finalement requis la peine de mort pour deux des accusés : Adil Al-Atmani et un de ses complices Hakim al Dah. "Les faits sont avérés, l'accusation est établie, vérifiée et prouvée", a affirmé le procureur précisant qu'il s'agit de personnes "qui ont avoué avoir adhéré au courant salafiste, jihadiste" et "aux idées d'Al-Qaïda au Maghreb, après leurs séjours en 2005 en Irak, en Syrie, en Tchéchenie, au Mali, en Algérie et en Mauritanie".
"La cour détient des pièces à conviction et est en possession de leurs aveux ainsi que des résultats des analyses scientifiques et des autopsies effectuées sur les victimes", a-t-il encore dit devant le tribunal anti-terroriste de Salé, près de Rabat.

Toujours inscrite dans le code pénal-mais en voie d'être formellement supprimée-la peine de mort n'est plus appliquée au Maroc depuis 1992, en dépits des attentats qui frappent épisodiquement cette monarchie visée par Al-Qaida et les groupes islamistes.

Déjà reporté à deux reprises, ce procès a repris le 22 septembre dernier. Le principal accusé, le Marocain Adil Al-Atmani, est soupçonné d"avoir posé la bombe. Huit de ses complices comparaissent à ses côtés. L'attentat, survenu dans le café Argana, dans un haut lieu touristique de la ville, avait suscité de vives inquiétudes pour l'économie du pays, où le tourisme tient une place importante. Après ce réquisitoire, la cour a fixé la prochaine séance, consacrée aux plaidoiries de la défense, au 27 octobre, avant le jugement final.

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