Le huis clos syrien

La révolte syrienne commence après les autres, le 18 mars dans la région de Deraa dans laquelle les habitants dénoncent l’arrestation et la torture d’adolescents. Depuis le régime de Bachar Al-Assad ne cède pas un centimètre de terrain, répondant par une répression sanglante.

(Reuters)

Les premières revendications portent sur les réformes, mais le régime répond  par la répression. La contestation se propage dans d’autres villes. Fin avril Bachar Al-Assad annonce des reformes, mais les forces armées tuent une centaine de personnes le vendredi suivant. Le 30 avril, les chars sont à Deraa.

Mi-mai les européens adoptent des sanctions économiques contre la Syrie. Quelques jours plus tard le corps horriblement torturé d’un garçon de 13 ans, Hamza, devient le symbole de la cruauté du régime. Début juin des milliers d’habitants à Jisr Al-Choughour fuient vers la Turquie pour échapper à l’avancée des chars. En août la reprise en main touche les principales villes. Le gouvernement annonce une réforme électorale mais les manifestations pacifiques continuent.  

En octobre l’opposition crée le Conseil National Syrien qui peine à rassembler toutes les  mouvances de cette révolution des jeunes. L’armée syrienne libre formée par les déserteurs devient un acteur clef dans ce face-à-face déséquilibré. En novembre la Ligue arabe suspend la Syrie de ses instances, et le conseil des droit de l’homme de l’ONU établit l’implication de l’Etat dans des crimes contre l’humanité.

L’ONU estime qu’au moins 5.000 personnes sont mortes depuis le début du conflit, 1.000 côté forces de l’ordre d’après les autorités.