La Syrie en proie à de nouveaux combats, la situation discutée entre l'UE et la Russie

De nouveaux combats meurtriers ont opposé rebelles syriens et forces gouvernementales qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Par ailleurs, la crise syrienne a été au cœur des discussions lors d'un sommet entre la Russie, principal allié de Bachar al-Assad, et l'Union européenne.

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Fort du soutien de la Russie, Bachar al-Assad n'a pas varié
dans sa volonté d'écraser la révolte populaire qui a débuté il ya plus d'un an. Le chef de l'État syrien l'a redit dimanche expliquant qu'il défendrait la Syrie à "n'importe quel prix" . Et
aujourd'hui, les violences n'ont pas faibli faisant au moins 36 morts, 18
civils, 16 soldats et deux rebelles.

Le cessez-le-feu proclamé le 12 avril en vertu du plan Annan
a donc une fois de plus été violé. Selon plusieurs sources, Kofi Annan, l'émisaire de l'ONU, commencerait à entrevoir l'échec de son plan. Il souhaite que la communauté
internationale pèse de tout son poids pour le faire respecter, ou qu'elle
trouve un "Plan B".

Vladimir Poutine inflexible

Et c'est là le problème. La communauté internationale est
divisée sur ce dossier. La majorité des pays occidentaux condamnent le régime
syrien qui reste toutefois soutenu par deux alliés de poids. La Chine et
surtout la Russie.  

Lors d'un sommet organisé à Saint-Pétersbourg, le président
de l'Union européenne Herman Van Rompuy a pressé le président russe Vladimir
Poutine de faire varier sa position afin d'éviter une guerre civile en Syrie. Herman
Van Rompuy a ainsi expliqué :

"Nous devons œuvrer
à l'arrêt immédiat de toute forme de violence en Syrie et à un processus de
transition politique."

Mais pour l'instant, Vladimir Poutine reste inflexible.
Il écarte toujours toute sanction de l'ONU contre le régime de Damas ainsi que
le départ de Bachar al-Assad. Concernant le processus de transition politique,
le président russe n'a tout simplement pas réagi.