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"La souffrance et le bain de sang sont scandaleux et inacceptables", a lancé mercredi le président des Etats-Unis

Barack Obama, jusque-là discret sur la répression qui frappe les Libyens, a solennellement averti que le régime de Mouammar Kadhafi aurait à rendre compte de ses actes."Il doit être tenu responsable de son incapacité à honorer ses responsabilités, et il devra affronter les conséquences qu'entraînent les violations continues des droits de l'homme."
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Barack Obama s'exprime sur la crise libyenne, aux côtés de Hillary Clinton, le 23 février 2011 à la Maison Blanche (AFP / Jim Watson)

Barack Obama, jusque-là discret sur la répression qui frappe les Libyens, a solennellement averti que le régime de Mouammar Kadhafi aurait à rendre compte de ses actes.

"Il doit être tenu responsable de son incapacité à honorer ses responsabilités, et il devra affronter les conséquences qu'entraînent les violations continues des droits de l'homme."

S'exprimant depuis la Maison Blanche, Barack Obama a également annoncé qu'Hillary Clinton, la chef de sa diplomatie, participerait lundi 28 février à une réunion au niveau ministériel du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, l'occasion pour elle de multiplier les contacts avec ses homologues étrangers sur la Libye. William Burns, le directeur politique de la diplomatie américaine, a été envoyé en tournée, notamment en Europe, afin de préparer ces entretiens.

Le président américain, qui commençait à être critiqué aux Etats-Unis pour sa réaction jugée trop mesurée aux événements, a également fait allusion au discours incendiaire prononcé mard par le colonel Kadhafi. Il a dénoncé, sans toutefois nommer le dictateur, "les menaces et les ordres de tirer sur des manifestants pacifiques, et de nouvelles punitions contre le peuple libyen". Le dirigeant de Tripoli avait comparé mardi les manifestants à des "rats" devant être "capturés".

Plusieurs dirigeants européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, avaient exprimé leur consternation à la suite de ces propos, tandis que les responsables américains refusaient de commenter le discours.

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