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La police chinoise a prévenu le dissident Hu Jia qu'il risquait une nouvelle détention s'il poursuivait son combat.

Hu Jia, 38 ans, est devenu célèbre pour sa lutte en faveur des droits de l'Homme. Il a été libéré en juin après trois ans de détention pour subversion, avec interdiction de "s'exprimer publiquement". Il est de nouveau menacé.
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Hu Jia en juillet 2011, chez lui, à Pékin. (Zeng Jinyan / AFP)

Hu Jia, 38 ans, est devenu célèbre pour sa lutte en faveur des droits de l'Homme. Il a été libéré en juin après trois ans de détention pour subversion, avec interdiction de "s'exprimer publiquement". Il est de nouveau menacé.

Hu Jia n'a pas respecté l'ordre des autorités. La police vient de l'avertir qu'il serait placé en "détention administrative" s'il violait "l'une des conditions de sa privation de droits civils", a indiqué dans un communiqué Défenseurs des droits de l'Homme en Chine. Cette mesure autorise la détention d'une personne, sans procès et sans charge, par périodes de 15 jours et est souvent utilisée en Chine contre les citoyens jugés menaçants pour la stabilité politique et sociale.

Dans un entretien à l'AFP fin septembre, Hu Jia avait indiqué qu'il continuerait de se battre pour la libération d'autres dissidents, notamment du lauréat du Prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, condamné en 2009 à une peine de 11 ans de prison pour subversion. Hu Jia s'est aussi joint à une campagne sur Internet pour la libération du militant aveugle Chen Guangcheng, placé en résidence surveillée en septembre 2010 dans l'est de la Chine après avoir effectué une peine de plus de quatre ans de prison.

La police a également signifié à Hu Jia qu'il lui était interdit d'aller dans la province du Shandong tenter de voir Chen et de se rendre à Pékin chez Liu Xia, épouse de Liu Xiaobo assignée à résidence depuis l'annonce du Nobel en octobre 2010.

Fin septembre, Hu avait expliqué à l'AFP être déterminé à parler.
"Je l'ai dit clairement à la police, je ne vais pas être entravé sur des questions qui concernent les droits des citoyens ni la liberté".

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