La Lune rétrécit comme une vieille pomme, révèlent des images de la Nasa

La Nasa explique cette contraction par le refroidissement interne du seul satellite naturel de la Terre.Ces images, publiées jeudi dans la revue américaine Science, montrent des modifications de la surface de la Lune non-détectées précédemment, indiquant que sa circonférence s'est "contractée d'environ 100 mètres dans le passé récent".

La pleine lune
La pleine lune (AFP/JAVIER SORIANO)

La Nasa explique cette contraction par le refroidissement interne du seul satellite naturel de la Terre.

Ces images, publiées jeudi dans la revue américaine Science, montrent des modifications de la surface de la Lune non-détectées précédemment, indiquant que sa circonférence s'est "contractée d'environ 100 mètres dans le passé récent".

Ces conclusions ont été tirées grâce aux photographies prises par les puissants objectifs placés à bord de l'orbiteur de reconnaissance lunaire (LRO), une sonde spatiale que la Nasa a mise sur orbite autour de la Lune en juin 2009.

La Lune a aussi des bourrelets
Ces photographies révèlent l'existence de bourrelets sur le sol de la Lune. Ces bourrelets sont des failles de chevauchement qui se situent principalement dans les régions lunaires de moyenne montagne, tout autour du satellite. Ils sont le signe que la Lune se contracte comme un pont l'hiver, sous l'effet du froid.

Ces traits géologiques avaient déjà été photographiés près de l'équateur de la Lune par des caméras panoramiques lors des missions Apollo 15, 16 et 17 au début des années 70. Mais 14 nouveaux chevauchements de faille précédemment inconnus apparaissent sur les images à très haute définition du LRO.

"L'un des aspects les plus remarquables de ces chevauchements de faille lunaires c'est le fait qu'ils paraissent relativement récents", observe Thomas Watters. "Ces chevauchements répartis sur l'ensemble de la surface lunaire résultent probablement du refroidissement intérieur de la lune ", explique-t-il.

"Ces images à ultra-haute définition fournies par les caméras à angle étroit à bord du LRO bouleversent notre perception de la lune ", juge Mark Robinson, de l'Institut de la Terre et de l'exploration spatiale de l'Université de l'Etat d'Arizona (sud-ouest), co-auteur de cette recherche et principal responsable scientifique des caméras du LRO.