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La Grande-Bretagne a appelé samedi ses ressortissants à quitter immédiatement la Syrie de crainte d'une escalade

Face à la persistance du régime à ignorer depuis plus de 3 mois les appels internationaux à cesser d'écraser la contestation, Londres dit craindre que son ambassade à Damas ne soit pas en mesure d'organiser une évacuation si la situation se dégrade encore.La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton juge elle inéluctable le changement en Syrie.
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William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères (AFP - Gianluigi GUERCIA)

Face à la persistance du régime à ignorer depuis plus de 3 mois les appels internationaux à cesser d'écraser la contestation, Londres dit craindre que son ambassade à Damas ne soit pas en mesure d'organiser une évacuation si la situation se dégrade encore.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton juge elle inéluctable le changement en Syrie.

Et les Etats-Unis et l'Union européenne poursuivent leurs efforts pour tenter d'accroître la pression sur le président syrien qui, malgré sa "brutalité", selon les termes de Mme Clinton, sera condamné à céder sa place au pouvoir.

La "brutalité" du régime pourrait permettre à M. Assad "de repousser le changement en cours en Syrie, mais pas de l'inverser", écrit Mme Clinton dans une tribune publiée par le quotidien arabe Asharq Al Awsat. "Il n'y a pas de marche arrière possible", a-t-elle dit.

Mme Clinton s'est entretenue par téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov, au sujet de sanctions contre le régime, la Russie, comme la Chine, rejetant pour le moment toute ingérence internationale en Syrie.

La situation sur place devient de plus en plus critique au point que le Foreign Office a déclaré samedi dans un communiqué : "Les ressortissants britanniques devraient partir immédiatement par des vols commerciaux tant qu'ils fonctionnent encore normalement".

Pour leur part, deux hauts responsables américains ont annoncé sous couvert de l'anonymat que les Etats-Unis cherchaient à faire poursuivre les responsables syriens pour "crimes de guerre".

Depuis le début le 15 mars du mouvement de contestation sans précédent, 1.640 personnes ont été tuées -1.300 civils et 340 membres des forces de sécurité- et quelque 10.000 autres arrêtées, selon des ONG et l'ONU.

Samedi, les Syriens enterraient de nouveaux morts au lendemain de la répression par le régime du président Bachar al-Assad d' à travers le pays durant lesquelles 19 civils ont péri selon des militants des droits de l'Homme.

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