La dirigeante de l'opposition birmane promet de persévérer dans sa recherche d'un dialogue avec la junte du pays

"La junte (birmane) n'a jamais été très encline au dialogue, mais nous devons persévérer", a déclaré Aung San Suu Kyi dans une interview récente diffusée dimanche sur la chaine de TV publique japonaise NHK.A l'issue des élections controversées du 7 novembre, la junte militaire au pouvoir avait revendiqué une victoire écrasante.

Aung San Suu Kyi, chef de l\'opposition birmane, le 16 novembre 2010, 3 jours après sa libération.
Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition birmane, le 16 novembre 2010, 3 jours après sa libération. (AFP - Soe Than Win)

"La junte (birmane) n'a jamais été très encline au dialogue, mais nous devons persévérer", a déclaré Aung San Suu Kyi dans une interview récente diffusée dimanche sur la chaine de TV publique japonaise NHK.

A l'issue des élections controversées du 7 novembre, la junte militaire au pouvoir avait revendiqué une victoire écrasante.

Le scrutin avait été unanimement critiqué par la communauté internationale comme non conforme aux règles démocratiques.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi a été dissoute après avoir boycotté les élections et dénoncé des règles électorales qui ont été selon elle édictées pour l'empêcher d'y participer.

Aung San Suu Kyi a été libérée quelques jours après le scrutin, le 13 novembre, après avoir passé 7 ans en résidence surveillée.

Mme Suu Kyi voudrait oeuvrer à la réconciliation nationale
"Je pense que la crédibilité du gouvernement ne dépend pas des chiffres. Elle dépend de la volonté du peuple. Elle dépend du véritable soutien du peuple", a déclaré l'opposante dans le même entretien accordé à la chaîne TV japonaise NHK.

"Et il faut déterminer dans quelle mesure ce (soutien) est authentique", a-t-elle estimé. "Quelle que soit mon influence, si j'ai de l'influence sur le peuple, je l'utiliserai pour la réconciliation nationale", a ajouté l'opposante, prix Nobel de la paix 1991.

"La junte n'a jamais été très encline au dialogue, mais nous devons persévérer", a-t-elle souligné, faisant remarquer qu'elle n'était libre que depuis un mois, ce qui "n'est pas beaucoup". "Et cette persévérance, nous en sommes capables", a-t-elle assuré.